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Le Pays N° 5217 du 15/10/2012

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Prévention et gestion des conflits hommes-faune : Le Ministère de l’environnement monte la garde
Publié le lundi 15 octobre 2012   |  Le Pays




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Les intrusions des animaux sauvages dans les champs et les villages sont de plus en plus récurrentes. Ce qui ne se fait d’ailleurs pas sans dommages. Dans le but de régler ces conflits sans heurts, le ministère de l’Environnement et du développement durable a organisé un atelier en vue d’insuffler un mécanisme nouveau à l’atténuation et à la prise en charge des conflits entre les hommes et la faune sauvage. L’atelier a eu lieu les 11 et 12 octobre 2012 à Ouagadougou dans les locaux du ministère de l’Environnement et du développement durable.

« Concevoir un plan stratégique et un programme d’activités pour régler définitivement les conflits entre la faune sauvage et les hommes » est le but d’un atelier national qui a réuni les acteurs directement et indirectement concernés par cette problématique, les 11 et 12 octobre 2012 à Ouagadougou. Selon Jean Koulidiaty, ministre de l’Environnement et du développement durable, la destruction des cultures et la prédation des animaux domestiques sont les principales formes de conflits Hommes-faune dont l’exacerbation compromet les moyens d’existence des populations rurales. A en croire le ministre, l’ampleur des conflits hommes-faune constitue, de nos jours, des facteurs limitants de la conservation de la faune en même temps qu’ils rendent précaires les efforts déployés pour la sécurité alimentaire et la lutte contre la pauvreté. Selon le professeur Jean Koulidiaty, l’exacerbation de ces conflits nécessite une solution appropriée. Ainsi, les participants ont eu à adopter le document de stratégie et le plan d’actions de prévention et de gestion des conflits Hommes-faune au Burkina Faso. Aussi ont-ils validé le projet de décret portant mesures de protection de la faune et des conditions de réparation des dégâts causés par les animaux sauvages au Burkina. Pour gérer au mieux ces conflits, des actions ont antérieurement été menées. Cela a consisté à renforcer les capacités du personnel d’appui des services techniques des ministères, du secteur rural et des producteurs, en les dotant de connaissances sur la biologie de l’éléphant mais aussi sur les méthodes traditionnelles et modernes de refoulement des éléphants. Cependant, vu le nombre d’espèces animales mises en cause dans les conflits et les impacts socio-économiques, le professeur Jean Koulidiaty a affirmé qu’il s’avère impérieux de développer une stratégie nationale visant une cohabitation plus pacifique et bénéfique entre les Hommes et la faune. Tout compte fait, le Code forestier, en son article 77, tient l’Etat pour responsable des dommages causés par certains animaux sauvages en dehors de leurs habitats habituels. Selon Ibrahima Lankoandé, directeur général des faunes et de la forêt, la stratégie dont il est question va contribuer fortement à résoudre les conflits Hommes-faunes. Le plan stratégique comporte plusieurs axes dont celui de l’élaboration du plan d’aménagement des zones affectées par ces conflits. Il y a également l’axe de la prise en charge des dégâts causés par les animaux sauvages. Le plan d’actions de prévention et de gestion des conflits Hommes-faune, d’un coût estimé à environ 7 milliards de F CFA, va s’étaler sur une période de cinq ans.

Françoise DEMBELE

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