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Art et Culture

SICTA 2022 : des produits « made in Burkina » exposés

Publié le lundi 23 mai 2022  |  Sidwaya
Ouverture
© aOuaga.com par Donald
Ouverture de la deuxième édition des journées culturelles ivoiro-burkinabé
Abidjan le 28 juillet 2021. Dans le cadre du Traité d`Amitié et de Coopération entre la Côte d`Ivoire et le Burkina Faso, les Ministres de la Culture des deux (pays) ont procédé ce mercredi à l`ouverture de la deuxième des journées culturelles ivoiro-Burkinabé au palais de la culture de treichville.
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Le Salon international de la culture, du tourisme et de l’artisanat de la Guinée connait la participation de sept Etats parmi lesquels le Burkina Faso, pays invité d’honneur. Plusieurs produits burkinabè sont exposés à ce salon qui se tient du 14 au 21 mai 2022, à Conakry.

Les exposants burkinabè au Salon international de la culture, du tourisme et de l’artisanat (SICTA) de la Guinée sont venus vendre à Conakry une diversité de produits artisanaux, culturels et agro-alimentaires. Mamounata Ouédraogo/Kargougou a apporté dans ses valises en terre guinéenne des produits agro-alimentaires et textiles. « Nous avons amené des biscuits transformés à base du mil rouge, du petit mil et du maïs ; du thé (« Napoko », kinkéliba, moringa, bissap, gingembre) ; du Soumbala et sa pâte ; du piment ; des cacahuètes salées et sucrées ; du « zamnè » précuit ; de la poudre et des biscuits du pain de singe », cite-t-elle. Installé à quelques mètres de Mme Ouédraogo, Abraham G. Diao vend, entre autres, des pagnes tissés ou en coton, du bogolan, les mythiques statuettes en bronze, des chapeaux de Saponé labellisés, des boites touareg, des bijoux, des colliers, des boucles d’oreille, des nappes de table.

L’anacarde transformée, la mangue séchée, l’huile de sésame, la farine infantile, le pois sucré, le teodo… sont les produits exposés par Kadidia Koné. Quant à Sophie Gouba, elle entend réaliser de bonnes affaires avec ses produits locaux faits à base de matières premières disponibles sur le territoire burkinabè. « Nous avons apporté le savon de balanites, à l’eucalyptus ; le champoing au karité ; le gel d’aloé vera ; le beurre de karité au miel ; le beurre de karité pur naturel bio et alimentaire, le beurre de mangue et d’autres produits utilisés pour le corps», relève-t-elle. L’ONTB mène son opération de charme pour convaincre les festivaliers à visiter le pays des Hommes intègres à travers des dépliants vantant les potentialités touristiques du Faso. « Ce salon offre une énorme opportunité pour nous de venir présenter aux Guinéens mais également aux compatriotes vivant en Guinée tout ce que le Burkina regorge comme richesses et merveilles sur le plan touristique », affirme son directeur général Marie Aimé Kiswensida Ouédraogo.

De bonnes affaires pour les exposants

A l’en croire, le Burkina dispose de plusieurs richesses, des sites touristiques, des événements et des manifestations comme le FESPACO qui ont besoin d’être promus et connus aussi bien par les Burkinabè et les étrangers. « Voilà pourquoi nous faisons la promotion du tourisme à l’interne mais également à l’extérieur pour les étrangers et nos compatriotes qui y vivent », souligne-t-il. Aux dires des exposants, les produits et potentialités exposés suscitent de l’engouement. « Les Guinéens s’intéressent beaucoup à nos produits. La preuve est que dans notre stand, il n’y a plus beaucoup de produits. C’est presque fini. Il reste quelques pagnes, sachets de thé et de biscuits seulement », se réjouit Mme Ouédraogo. Ces propos sont confirmés par Aïssatou Yaméogo/Bamba qui a pu vendre ses « faso dan fani », « koko dunda » et presque tous ses bijoux. « Les Guinéens sont intéressés par les produits burkinabè. Nous avons fait de bonnes affaires », confie-t-elle, l’air joyeux. Pour M. Diao, les festivaliers s’intéressent beaucoup au chapeau de Saponé vendu comme de petits pains à ce salon, aux chemises en « faso dan fani », aux porte-clés en cuir, aux écharpes en coton. A l’écouter, il a pu aussi nouer des relations pour des collaborations futures. Les produits agro-alimentaires ont émerveillé les Guinéens et la diaspora burkinabè. « Les Guinéens sont étonnés de voir les produits que nous avons amenés et ils les ont bien appréciés. Quand les visiteurs viennent, ils n’arrivent pas à comprendre comment on peut sécher des mangues », affirme Mme Koné. Amara Cissé fait partie des personnes intéressées par les produits burkinabè. « Avec des collègues, nous avons acheté du pain de singe qui nous a plu.

Arrivé également à la maison, les enfants ont grignoté et ils m’ont dit de venir encore en chercher. C’est très bon », fait-il savoir. Rencontrée dans un stand en pleine discussion avec l’exposante Koné, Marielle N’Diaye trouve que ces produits sont bio. « J’ai acheté de la mangue séchée et j’ai aimé. Je suis revenue pour en acheter », soutient-elle. Mme N’Diaye s’est aussi procuré des produits cosmétiques bio notamment du savon pour les soins du visage. Elle estime que les prix sont abordables vu que ce sont des produits bio. « Généralement, les produits bio coûtent chers mais les prix de ceux-ci sont abordables », laisse-t-elle entendre.

Timothée SOME
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