Accueil    Shopping    Sports    Business    News    Femmes    Pratique    Burkina Faso    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Société
Article



 Titrologie



Sidwaya N° 7273 du 11/10/2012

Voir la Titrologie

  Sondage


 Autres articles

 Météo


Comment

Société

Infrastructures routieres : 186 milliards de fCFA pour réhabiliter la route Koupèla-Cinkansé
Publié le vendredi 12 octobre 2012   |  Sidwaya




 Vos outils




Le gouverneur de la région du Centre-Est, Allahidi Diallo, représentant le ministre des Infrastructures et du Désenclavement, a procédé au lancement technique, le lundi 8 octobre 2012 à Tenkodogo, du projet multinational Togo/Burkina Faso, de réhabilitation de route et de facilitation des transports sur le corridor CU9 Lomé-Cinkansé-Ouagadougou. D’un coût estimé à 186 milliards de F CFA, la mise en œuvre de cet important projet va s’étaler sur 48 mois.

Ce projet multinational Togo/Burkina Faso, de réhabilitation de route et de facilitation des transports sur le corridor CU9 Lomé-Ouagadougou, s’inscrit dans le cadre du Programme d’actions communautaires des infrastructures de transports routiers (PACITR) de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Le corridor CU9, long d’environ 975km, est composé de tronçons avec des niveaux de service différents. Concernant plus spécifiquement la section burkinabè allant de Koupèla à la frontière du Togo, sa mise en œuvre consistera à la réhabilitation et au renforcement de ladite section, longue de 150 km et à la construction et du bitumage de 3,34 km (bretelle de Mogandé), la construction de 6 ouvrages d’art dont un entre Koupèla et Ouagadougou. Les travaux prendront en compte les aspects connexes que sont : la construction de 42 km de pistes rurales, l’aménagement de 5,2 km de voiries en pavés à Tenkodogo, la construction d’infrastructures sociales telle des centres de promotion sociale et la Maison de la femme, la fourniture d’équipements d’appui aux groupements féminins de la zone du projet, la construction d’aires de dégagement et d’une aire de repos à Zorgho, l’appui à la facilitation des transports et au secteur des transports, etc. Le projet prévoit en termes de réduction des impacts environnementaux et sociaux, la réalisation de campagnes de sensibilisation à la protection de l’environnement, à la sécurité routière, au MST et VIH/SIDA et au respect du règlement de l’UEMOA sur la charge à l’essieu (règlement 14). En outre, il est prévu dans le cadre du projet, un appui institutionnel au secteur des transports des deux pays, notamment pour la mise en œuvre d’une initiative conjointe portée par quatre instituions à savoir : l’Union africaine (UA), la Banque africaine de développement (BAD), la Commission économique pour l’Afrique (CEA) et l’Organisation internationale du travail (OIT). Une initiative qui vise à promouvoir la création d’emplois pour les jeunes en Afrique.
Le maire de la commune de Tenkodogo, Alassane Zakané, a exprimé sa satisfaction ainsi que celle des populations de sa commune, au gouvernement et aux différents bailleurs pour la mise en œuvre de ce projet qui, selon lui, permettra à la ville de Tenkodogo et son hinterland de disposer d’une infrastructure moderne pour la fluidité du transport. Il a relevé que certaines actions ont été faites, notamment la remise de 250 barriques et 250 pousse-pousse aux femmes de la commune. A l’occasion, le représentant-résident P.I. de la Banque africaine de développement (BAD), Richard Doffonson a, au nom de l’ensemble des partenaires cofinanciers dudit projet comme la BOAD , la coopération allemande (KFW), la Banque d’investissement et de développement / Afrique pour les infrastructures, le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) et l’UEMOA), dit qu’au-delà des réalisations physiques et au plan institutionnel, de nombreux avantages économiques et sociaux sont attendus pour chacun des deux pays. Parmi ces avantages, il a cité les consommateurs, les entreprises et l’économie en général, les usagers du secteur du transport et les Etats. Il a, entre autre, rappelé la nécessité et le devoir pour tous (Etat, usagers) de préserver le patrimoine routier national contre toute forme de dégradation précoce, la nécessité de faire évoluer avec diligence le fonds routier actuel vers un fonds routier de deuxième génération. La persistance des points de contrôle sur le corridor et le goulot d’étranglement créé par les tracasseries constatées dans la mise en œuvre du poste de contrôle juxtaposé de Cinkansé à la frontière Burkina-Togo, sont des préoccupations sur lesquelles, le représentant de la BAD a relevé l’urgence d’y trouver des solutions idoines dans le sens des intérêts biens compris des Etats, des usagers et de la communauté. Selon, le gouverneur de la région du Centre-Est, Allahidi Diallo, la réhabilitation et le renforcement de ce corridor, conjointement avec le Togo, matérialise la ferme volonté du gouvernement de parvenir aux objectifs assignés à la stratégie de développement des transports, qui sont entre autres d’assurer une parfaite structuration du réseau routier national pour lui permettre de jouer efficacement son rôle de soutien à la production, de développement des échanges interurbains de la sous-région, de maintenir le réseau dans un bon état de service en vue d’une baisse des coûts d’exploitation des véhicules, améliorer la sécurité des usagers et un développement des activités économiques sous-régionales. A l’endroit de la Banque africaine de développement et à l’ensemble des bailleurs de fonds, le gouverneur a traduit les sincères remerciements des deux pays. Après le lancement, les techniciens se sont retrouvés pour se pencher sur les derniers détails de exécution physique de ce projet portant sur l’examen des dispositions prises pour la mise en vigueur des protocoles de dons et des accords de prêts, de financement ainsi que la réalisation des conditions de dons et de prêts,, l’actualisation des plans de passation des marchés et des calendriers d’exécution, l’identification de tout problème technique et institutionnel, susceptible d’influer sur la bonne exécution du projet, de propositions de solutions, le cas échéant et l’assurance de la formation des organes d’exécution du projet, en l’occurrence les équipes chargées du suivi de l’exécution aux règles et procédures des différents bailleurs en matière d’acquisition, de gestions financière, administrative, et comptable et de décaissement.

Tasséré KOANDA

 Commentaires