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Sidwaya N° 7509 du 26/9/2013

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Forum des opérateurs économiques : Un diagnostic du partenariat entre le Burkina et le Ghana
Publié le vendredi 27 septembre 2013   |  Sidwaya


Alizéta
© Autre presse
Alizéta Ouedraogo
Presidente de la Chambre de commerce et d`industrie (CCI) du Burkina Faso.


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L’Office national des ports de Tema et de Takoradi a, à l’occasion d’une mission commerciale au Burkina Faso, échangé avec les opérateurs économiques, les chargeurs, les transitaires et les transporteurs. C’était le jeudi 26 septembre 2013 à Ouagadougou.

Les opérateurs économiques du Burkina Faso et du Ghana étaient en conclave, le jeudi 26 septembre, 2013 à Ouagadougou. A l’initiative de l’Office national des ports de Tema et de Takoradi, une mission commerciale venue du Ghana a échangé avec les opérateurs économiques du Burkina Faso pour requérir leurs avis sur le trafic commercial dans le corridor ghanéen. Il s’agit pour ces acteurs du monde de l’économie de se pencher sur les difficultés que rencontrent les commerçants burkinabè dans le domaine de l’import-export à travers les installations portuaires de l’ex-Gold Coast, afin de trouver des solutions pour rendre fluide le trafic. Pour la présidente de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF), Alizéta Ouédraogo, les ports autonomes du Ghana (Tema et Takoradi) font partie des partenaires stratégiques de la CCI-BF dans le cadre de l’accompagnement du monde des affaires burkinabè. Cela parce que le volume des marchandises qui transitent par lesdits ports est tel que le Burkina Faso se positionne comme le premier pays sans façade maritime transitant par le Ghana, a indiqué la présidente. Dans les statistiques, il est ressorti que le pays des Hommes intègres est passé de mille tonnes de marchandises transitées par ce pays voisin dans les années 90, à 400 mille tonnes en 2012. Fort de cela, ces ports du Ghana ont vite acquis la réputation d’être des corridors privilégiés pour les acteurs économiques burkinabè. En plus de la sécurité et de sophistication des équipements modernes dont disposent ces ports, les opérateurs économiques du Burkina Faso pointent du doigt d’autres avantages liés au contrôle douanier et aux dispositions juridiques ghanéennes qu’ils jugent favorables à leurs activités. « Nous encourageons les opérateurs économiques du Burkina à transiter par les ports du Ghana, qui offrent des avantages comparatifs assez intéressants », a invité la patronne du CCI-BF. En outre, elle a convié tous les commerçants qui se plaignent des formalités de transit et de la congestion du port, à poser leurs problèmes afin qu’au sortir des échanges, des solutions idoines soient trouvées à leurs préoccupations.

Cependant, pour ne donner aucune chance aux insuffisances qui gangrènent souvent le bon déroulement des affaires , les acteurs burkinabè souhaitent la mise en place d’une cellule de suivi opérationnelle afin d’atteindre les objectifs que les deux parties se sont fixés pour promouvoir davantage les ports ghanéens, considérés de nos jours comme une plaque tournante de l’économie burkinabè. Pour le représentant du président du Conseil burkinabè des chargeurs (CBC) Yaya Yédan, c’est l’occasion de rappeler les liens historiques ainsi que la vivacité des relations économiques et commerciales des deux pays. Selon lui, les échanges commerciaux entre ces deux nations se sont considérablement développés au cours de ces drnières années.

De l’avis de M Yédan, le corridor ghanéen joue un rôle capital dans les transactions commerciales du Burkina Faso. Ses installations ultrasophistiquées et ses innovations constantes telle l’automatisation de la déclaration douanière et le suivi satellitaire des véhicules en transit est, selon les acteurs du CBC, un atout considérable. Des préoccupations comme le changement constant des barèmes tarifaires, le montant très élevé des cautions-conteneurs, la non-harmonisation des délais de franchise ont été signalés mais les acteurs espèrent qu’un consensus sera trouvé d’ici la fin des travaux, au grand bonheur des opérateurs burkinabè. Quant au directeur général des ports du Ghana, Richard Anamoo, il a signifié que l’objectif du forum est de faire l’état des lieux, de connaitre les difficultés et y apporter de façon unanime, des solutions durables. « Avec la découverte du pétrole au Ghana, il est certain que le flux commercial sera plus important et cela nécessite que l’on s’imprègne des préoccupations des uns et des autres pour un partenariat plus abouti », a confié M. Anamoo.

Wanlé Gérard COULIBALY

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