Accueil    Shopping    Sports    Business    News    Femmes    Pratique    Burkina Faso    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Société
Article



 Titrologie



Sidwaya N° 7502 du 17/9/2013

Abonnez vous aux journaux  -  Voir la Titrologie

  Sondage



 Autres articles


Comment

Société

Eclusion sociale : Le CES se penche sur un phénomène alarmant
Publié le mercredi 18 septembre 2013   |  Sidwaya


Exclusion
© aOuaga.com par A.O
Exclusion sociale : le Conseil économique et social s`en préoccupe
Mardi 17 septembre 2013. Ouagadougou. Le Conseil économique et social (CES) a ouvert sa deuxième session ordinaire qui va se tenir jusqu`au 11 octobre prochain sous le thème “ l’exclusion sociale des femmes et des enfants en situation de rue au Burkina Faso“


 Vos outils




Le Conseil économique et social (CES) tient du 17 septembre au 11 octobre 2013, à Ouagadougou, sa 2e session ordinaire sur le thème : « L’exclusion sociale des femmes et des enfants en situation de rue au Burkina Faso ». L’objectif est de sonner l’alerte sur l’ampleur du phénomène et de formuler des recommandations.

« L’exclusion sociale des femmes et des enfants en situation de rue au Burkina Faso ». C’est sur ce thème que le CES tient sa 2e session ordinaire de l’année. Pendant trois semaines, il s’agira pour les participants d’apprécier l’évolution du phénomène de l’exclusion sociale, d’examiner les politiques et stratégies menées par l’Etat et de faire des recommandations pour promouvoir l’inclusion sociale des personnes vulnérables au Burkina Faso. En effet, l’exclusion sociale est aujourd’hui, l’un des sujets importants du débat de politique sociale sur tous les continents. A la différence de la pauvreté et du chômage qui concernent les individus ou les ménages, l’exclusion sociale porte sur la relation entre l’individu et la société, ainsi que la dynamique de cette relation. Selon le président du CES, Paramanga Ernest Yonli, la problématique de l’exclusion sociale constitue un sujet vaste avec des manifestations diverses. Pour lui, elle résulte de facteurs divers et multiformes, tels le bouleversement au cours de la vie de l’individu, la vulnérabilité, les inégalités sociales, la précarité et la stigmatisation. Au Burkina Faso, a expliqué M. Yonli, les statistiques fournies par les structures de prise en charge des victimes d’exclusion sociale montrent l’ampleur du phénomène sans en révéler l’acuité. En 2011, l’effectif des pensionnaires dans neuf structures d’accueil au Burkina Faso était de 569 femmes violentées et chassées de leurs familles pour des raisons d’allégations de sorcellerie. En outre, les mêmes statistiques révèlent un afflux moyen de 20 à 40 nouveaux cas de femmes victimes d’exclusion sociale par an. Quant aux enfants en situation de rue, les statistiques en 2010, dénombraient 5 721 dont l’âge est compris entre 13 et 17 ans. Malgré les textes juridiques qui existent en la matière, le phénomène prend de l’ampleur. « Plusieurs approches ont été conçues et mises en œuvre, aussi bien par l’Etat que par les partenaires, afin de lutter en amont comme en aval contre l’exclusion sociale des personnes vulnérables. Notre pays dispose également de politiques, de stratégies, ainsi que de nombreux instruments juridiques de lutte, mais, malheureusement, le phénomène persiste et prend de plus en plus de l’ampleur. C’est dire que les résultats atteints demeurent largement en-deçà des attentes », a déploré M. Yonli.
Pour sa part, le président de la 2e session ordinaire 2013 du CES, Tolé Sagnon, par ailleurs secrétaire général de la Confédération générale du travail du Burkina (CGT-B), espère que les résultats permettront de dégager une politique d’insertion des personnes vulnérables. « Au terme de nos échanges, nous devons être en mesure de formuler des recommandations pour une politique d’insertion réussie des femmes et des enfants en situation d’exclusion et de précarité », a-t-il souhaité.

Bakary SON

 Commentaires