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Sidwaya N° 7497 du 10/9/2013

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Editorial - Le triomphe de l’union
Publié le mardi 10 septembre 2013   |  Sidwaya




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Le 14 octobre 2012, les Etalons jouaient leur qualification pour la CAN 2013 face à la République Centrafricaine. Dans le temps additionnel, Paul Put et ses poulains n’avaient toujours pas composté leur ticket. Mais le public ne s’est pas désuni et a plutôt continué à pousser le Onze national burkinabè à garder le cap pour le succès. Au bout du bout des arrêts de jeu décomptés par l’arbitre, une tête gagnante d’Alain Sibiri Traoré viendra propulser les Etalons en Afrique du Sud. C’est le début d’une aventure qui se poursuit jusqu’aujourd’hui. Depuis cette date, les Etalons n’ont connu qu’un seul accroc en compétition officielle, et c’est la finale de la CAN qu’ils ont perdue face au Nigeria (1-0). Mieux, depuis ce but de Mba Sunday encaissé par Daouda Diakité, aucune autre formation n’est parvenue à violer encore les cages burkinabè. Et cette invincibilité se poursuit. Si les Etalons surfent encore sur la vague du succès et se sont complètement rabibochés avec leur public, c’est parce que le Burkina a accepté construire une union sacrée autour de son équipe nationale. En acceptant d’aller en rang serré et de regarder dans la même direction, le Burkina Faso a porté au pinacle son équipe nationale qui émarge aujourd’hui au rang des ogres du continent.
Les Etalons ne sont plus vus comme un lilliputien contre lequel on vient chercher des points et repartir sans inquiétude. Le stade du 4-Août est devenu une citadelle imprenable et c’est avec une peur aigüe que les adversaires se présentent maintenant dans l’écurie des Etalons. Cet exemple que donne notre équipe nationale peut servir à la nation entière. En se serrant les coudes et en ayant un idéal commun, les Burkinabè pourront procurer au “pays des Hommes intègres” respect et considération. Si les uns et les autres acceptent taire les querelles de clocher et se donner la main pour une marche commune vers le progrès, le Burkina aura davantage pignon sur rue auprès de la communauté africaine, voire la communauté internationale. Personne ne le fera à la place des Burkinabè. La tâche leur incombe. Chacun, à son niveau, a le devoir d’œuvrer pour une image positive du Burkina Faso. Les Etalons ont montré, le 7 septembre 2013, au stade du 4-Août face aux Panthères du Gabon, qu’à « cœur vaillant, rien d’impossible ». Le public a aussi cru en eux. Au terme de cette sixième journée des éliminatoires pour la Coupe du monde, Brésil 2014, c’est tout le Faso qui a applaudi. En montrant le même dynamisme de soutien dont les Burkinabè font preuve avec les Etalons, les Burkinabè pourront aussi, par leur attitude intègre, faire de leur nation, un pays émergent. C’est dans l’union et la conjugaison des efforts qu’on pourra faire reculer les frontières de la pauvreté et du sous-développement. En gardant intact cet élan patriotique, le Burkina pourra toujours soulever des montagnes.
Les Etalons sont aujourd’hui à 180 minutes du Brésil et de leur première participation à la Coupe de monde. Si cette flamme de mobilisation autour de la qualification doit être toujours maintenue, les Burkinabè ne devront pas aussi perdre de vue que c’est dans la paix et la cohésion sociale que se construisent les grandes victoires pour une nation.

Rabankhi Abou-Bâkr ZIDA
rabankhi@yahoo.fr

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