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Le Pays N° 5432 du 2/9/2013

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L’ADR et le PEDN à propos du Sénat : « Quelle que soit sa forme d’opérationnalisation, nous disons non »
Publié le lundi 2 septembre 2013   |  Le Pays




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L’Alliance des démocrates révolutionnaires (ADR) et le Parti écologiste pour un développement nouveau (PEDN) se sont prononcés sur la situation socio-politique actuelle au Burkina Faso. Ils ont dit non à la mise en place du Sénat, quelle que soit sa forme d’opérationnalisation. Par ailleurs, ils ont condamné l’expulsion des étudiants des cités universitaires en dénonçant la méchanceté du gouvernement qui est le vrai commanditaire de leurs malheurs. C’était le 31 août dernier au cours d’une conférence animée conjointement par ces deux partis au siège du Chef de file de l’opposition politique (CFOP).

L’Alliance des démocrates révolutionnaires (ADR) et le Parti écologiste pour un développement nouveau (PEDN) n’ont pas voulu rester en marge du débat actuel qui anime la vie sociopolitique du Burkina Faso. Ils ont réaffirmé leur position sur la mise en place du Sénat et condamné l’expulsion des étudiants des cités universitaires avec la coupure de leurs subsides. Les conférenciers ont dénoncé la mise en place du Sénat dont « la visée cachée est la révision de l’article 37 », aux dires de ces derniers.

« La fin n’est plus loin si au lieu de faire de ces chantiers de vrais défis, on passe le temps à vouloir museler son peuple »

« Quelle que soit sa forme d’opérationnalisation, nous disons non », a lancé le président du PEDN, Evrard Sorgo. Selon ce dernier, le peuple a plus besoin d’une prise en charge gratuite ou, à la limite, peu onéreuse de sa santé tandis que la jeunesse ne cherche qu’à trouver de l’emploi décent, et les femmes veulent qu’on crée les conditions de leur épanouissement économique. Et d’ajouter que « la fin n’est plus loin si, au lieu de faire de ces chantiers de vrais défis, on passe le temps à vouloir museler son peuple ». Sur la question de l’expulsion des étudiants de leurs logis, Evrard Sorgo a condamné l’acte tout en dénonçant la méchanceté du gouvernement qui « lui, est le vrai commanditaire du malheur de cette frange de la jeunesse ». « Quand on a n’a plus rien à proposer à son peuple, on cumule erreur sur erreur pour aboutir à la chute », a-t-il dit. Si les premiers responsables de ces deux partis n’approuvent pas les actes de vandalisme quelles que soient leurs natures, ils ont interpellé l’exécutif à se pencher sur tous les dossiers de l’impunité, des crimes économiques et de sang. Et ce, avant de prétendre accuser des étudiants de vandalisme qui n’est rien d’autre qu’une réaction naturelle à une action incongrue. Pour Bruno Nabaloum, membre de l’ADR, « ces dossiers doivent être tirés au clair pour que l’on puisse avancer ». Les deux partis disent rester solidaires de toutes les initiatives et actions du Chef de file de l’opposition politique (CFOP) qui, avec les leaders politiques membres et les organisations de la société civile (OSC), mène la résistance citoyenne contre les velléités fortement affichées du pouvoir de la IVe république. Ils ont, pour ce faire, lancé un appel au peuple à se mobiliser davantage à cette cause. Toutefois, les conférenciers restent convaincus que le Burkina Faso ne sombrera point dans une guerre civile parce que, pour eux, « Dieu est toujours du côté des justes ». C’était au cours d’une conférence de presse animée conjointement par les deux partis qui se réclament de l’opposition, le 31 août 2013 au siège du Chef de file de l’opposition politique (CFOP) à Ouagadougou. Une rencontre qui survient après la remise du rapport d’étape circonstancié sur le processus d’opérationnalisation du Sénat au chef de l’Etat le 30 août dernier.

Cathérine PILABRE

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