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François COMPAORE face aux leaders des associations : Vers l’institutionnalisation d’une journée de la vie associative
Publié le vendredi 17 aout 2012   |  L'Opinion


François
© Autre presse par DR
François Compaoré secrétaire national du Congrès pour la démocratie et le progrès CDP


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Le secrétaire chargé de la vie associative du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), François COMPAORE, a rencontré pour la première fois les responsables des associations acquises à la cause du parti le dimanche 12 août 2012 au palais de la culture Jean Pierre GUINGANE. De la foultitude d’associations venues témoigner leur soutien au responsable du nouveau secrétariat du parti né pour défendre leur cause, sont sorties bien de préoccupations et de propositions qui ont permis au secrétaire à la vie associative de prendre note, d’y apporter réponses et de voir comment orienter l’action.

Si la salle de spectacle du palais de la culture Jean Pierre GUINGANE avait une jauge pour mesurer le niveau d’ambiance en cette matinée dominicale du 12 août 2012, celle-ci aurait lâchée. Quand ce n’était pas les maîtres de cérémonie, Gustave TARO ou Yacouba Jacob BARRY qui faisaient monter le mercure, par des slogans bien à propos : «Ce que Dieu a fait, nul ne peut défaire», c’était l’inusable Sami RAMA et l’électrique Floby qui le mettaient à son faîte avant que n’arrive le groupe d’ambiance «Wôyô» de l’université de Ouagadougou. Que dire alors du «show» du très discret secrétaire à la vie associative, François COMPAORE ! Celui-là même qui a mis tambour battant les esprits dans une telle osmose, tel un chef d’orchestre. Maniant à merveille et avec dextérité le mooré et ses expressions idiomatiques, parfois tel un prêtre en pleine homélie, il a par le ton calme qu’on lui connaît, ses emphases dont lui seul a la maîtrise et le secret, et les pauses qui maintiennent plus d’une salle en haleine, ravi la vedette à tous les intervenants.


Debout, au parloir, face à l’auditoire, il lâche ses premiers mots : «Je remercie les chefs coutumiers, les femmes, les jeunes et tous ceux qui ont rempli la salle, y compris en occupant les allées. Il me plaît de vous dire que si je le pouvais je ferai construire une salle plus grande, Mais nous verrons si nous ne tiendrons pas notre prochaine rencontre dans une plus grande salle que celle-ci. Merci». (Applaudissement, cris, sifflement) il sourit, s’arrête, semble reprendre souffle et lâche : «J’ai perdu le mot». La salle explose. Il poursuit «Moi, je dirai que mon objectif est déjà atteint. Ce que je voulais, c’est cette forme de cohésion des associations». Citant Paul VI qui disait que le mouvement associatif est l’étape la plus importante de la lutte contre la misère, il pense que ce qu’il faudrait, c’est amener les associations à une plus grande reconnaissance du fait de leur contribution citoyenne. Pour ce faire, il plaide pour un plaidoyer du mouvement associatif afin de lui permettre d’impacter plus les politiques publiques par leurs actions. «Vous constituez une pièce maîtresse pour ce qui est du développement de votre pays», a-t-il affirmé. Tonnerre d’applaudissement.


Vers l’institutionnalisation d’une journée de la vie associative

Pour le secrétaire chargé de la vie associative du CDP, il convient de regrouper les associations selon leurs domaines d’activités. «C’est là que réside toute la complexité de la question», a-t-il apprécié. Il a, sur ce, invité les leaders d’associations à s’exprimer. Ceux-ci ont posé des préoccupations comme le manque de lieu pour vendre le dolo, l’accès des acteurs du secteur informel aux crédits, l’insuffisance des fils à tisser, l’accès des handicapés aux espaces publics, l’accès des crédits par les jeunes commerçants…. Des propositions, on en dénombre aussi : la création d’une unité de production, de structures qui permettent d’accéder aux fonds, l’allocation de lignes budgétaires, la mise en place de commissions dans chaque arrondissement chargé de s’occuper de la question des associations…
Le secrétaire à la mobilisation, François COMPAORE, a souhaité que ce genre de rencontre se répète afin de renforcer les liens entre lui, son secrétariat, les associations et leurs leaders : «A partir de maintenant je me ferai le devoir de transmettre vos préoccupations au gouvernement», a-t-il fait savoir, non sans préciser qu’il se fera le porte-voix qui plaidera pour les associations auprès de l’exécutif burkinabè.
Il a également invité tous les membres du présidium à prendre la parole. Il s’agit de Céline YODA, membre de l’équipe d’appui, qui a appelé les femmes à se faire enrôler. Quant au secrétaire adjoint chargé du mouvement associatif, il dira : «Si ce secrétariat n’existait pas, il eut fallu le créer». Il a pour preuve son dynamisme à travers celui de son secrétaire dont il a dévoilé le rêve : l’organisation d’un forum national du mouvement associatif qui sera un cadre pour la valorisation des acteurs du mouvement associatif, la création d’un cadre de reconnaissance pour les leaders associatifs les plus méritants…
Le secrétariat à la vie associative comprend outre son secrétaire national, un secrétaire adjoint, une équipe d’appui qui comprend 12 membres et est forte d’une cinquantaine de personnes. Ce secrétariat siège à Zogona où dans ses locaux, une permanence est assurée 24h/24. «Ce que nous avons commencé ne s’arrête pas au 2 décembre, c’est une résolution du parti à l’issue de son Congrès en mars dernier, c’est vous dire que le parti a pris la pleine mesure de votre situation. C’est dommage que cela se fasse en ce moment. Ca pourrait porter à confusion avec les échéances électorales. Ce n’est pas le cas», a tenu à préciser François COMPAORE.

Wendpouiré Aristide Ouédraogo

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