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Sidwaya N° 7479 du 14/8/2013

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Des actions fortes pour la réalisation d’installations appropriées dans le Nord
Publié le vendredi 16 aout 2013   |  Sidwaya




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Le ministère de l’Eau, des Aménagements hydrauliques et de l’Assainissement a lancé, le mercredi 14 août 2013 à Ouahigouya, dans la région du Nord, une campagne de sensibilisation sur la réalisation des latrines. Le département a également mis en terre, des plants dans le village de Bouboulou, province du Passoré à l’issue de la cérémonie.

Selon une enquête réalisée en 2010 par le ministère en charge de l’assainissement, le Nord est l’avant-dernière des treize régions du Burkina Faso en matière d’hygiène et d’assainissement. Le nombre de ménages qui utilisent la nature comme lieu de défécation est de 7/10, dépassant ainsi le taux national qui est de 6/10. Dans l’optique d’inverser cette tendance dans la région, le Ministère de l’Eau, des Aménagements hydrauliques et de l’assainissement (MEAHA) en collaboration avec les autorités régionales, a lancé une campagne de sensibilisation pour la réalisation des latrines, le mercredi 14 août 2013 à Ouahigouya. Placé sous le thème « avec l’assainissement adéquat, luttons contre la pauvreté et le péril fécal », la cérémonie de lancement a connu la participation des différentes couches sociales, des autorités de la région et du ministère en charge de la question. « On ne le dira jamais assez, l’insalubrité de notre environnement est l’un des principaux facteurs qui influent fort négativement sur notre santé à tous », a déclaré le député-maire de Ouahigouya, Gilbert Noël Ouédraogo avant de saluer l’initiative du gouvernorat d’avoir inscrit cet aspect dans ses préoccupations. Pour lui, la question des excreta mérite que toutes les couches sociales prennent conscience afin de disposer d’installations appropriées pour la préservation de la dignité et de la santé. Abondant dans le même sens, la représentante de l’UNICEF, Felicité Tchibindat, a souligné que le manque d’eau potable, l’absence d’assainissement et les mauvaises pratiques d’hygiène sont les principales causes des diarrhées chez les enfants. Par ailleurs, elle a indiqué que 1/6 de la population mondiale n’a pas accès à l’eau potable, 1/3 ne dispose pas de services sanitaires de base et 2,6 milliards d’individus font toujours "leurs besoins" dans la nature. « Le faible taux d’accès à des ouvrages d’assainissement adéquats expose à la pollution de l’environnement, à la prévalence des maladies diarrhéiques et de la malnutrition », a mentionné Felicité Tchibindat.

Investir davantage
sur l’assainissement

Dans le but de faciliter l’accès des populations du Nord à l’assainissement, l’Etat burkinabè a subventionné la réalisation de plus de 14 000 latrines familiales. Cependant, cette campagne, à entendre le gouverneur de la région Khalil Bara, est confrontée à plusieurs difficultés telles que le faible taux de construction par les ménages et le manque de moyens pour les familles à mobiliser leur part de contribution. « La question de l’assainissement ne se pose pas en termes de moyens, mais un changement de comportement qu’il faut promouvoir et c’est pourquoi, nous demandons aux populations de changer et d’adopter de nouvelles attitudes », a indiqué le secrétaire général du MEAHA, Ali Traoré, qui a lancé la campagne. Il a précisé que la présente campagne entre dans le cadre de la politique nationale d’assainissement dont le bilan a révélé une nécessité d’actions fortes afin de promouvoir les bonnes pratiques dans le domaine. Pour Khalil Bara, ces actions dans sa région vont consister à promouvoir le droit à l’hygiène et à l’assainissement à travers le sport, les arts et la mobilisation mais aussi sensibiliser les communautés à la base en vue de susciter davantage la réalisation des services. « Nous aurons des séances publiques de plaidoyer au cours desquelles les autorités administratives et politiques, les responsables des services techniques impliqués, les associations féminines, les représentants des enfants et les leaders coutumiers et religieux prendront la parole pour s’engager à accompagner le gouvernement », a renchéri le gouverneur. A cet effet, le parrain de la campagne, Naaba Kiiba, roi du Yatenga, s’est engagé personnellement à soutenir les actions entrant dans le cadre de la promotion des bonnes pratiques d’hygiène et d’assainissement. Il a aussi lancé un appel à tous les leaders coutumiers et religieux à participer aux plaidoyers dans leurs localités respectives. « Pour notre part, nous avons inscrit dans notre programme, des journées de salubrité dans la ville de Ouahigouya », a laissé entendre le premier responsable du chef-lieu du Nord, Gilbert Noël Ouédraogo. A la suite de la cérémonie de lancement de la campagne de sensibilisation, les responsables du MEAHA ainsi que les autorités régionales, se sont déportés dans le village de Bouboulou dans la province du Passoré, pour une plantation d’arbres. « Conformément au mot d’ordre national, les institutions comme les ménages sont appelées à planter des arbres. Nous avons donc décidé de planter utile dans ce village pour donner un taux de succès assez élevé », a dit Ali Traoré. Pour ce qui est du choix de l’espèce qu’est le baobab, il l’a justifié par le fait que c’est une plante désirée par les populations pout son usage alimentaire et sanitaire. A l’occasion, le ministère a remis aux différents ménages, des plants car « nous voulons faire de ce village une région verte ».



Joseph HARO
harojoseh36@yahoo.fr

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