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Le Pays N° 5421 du 16/8/2013

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Interdiction du sachet plastique au Burkina : Vers l’adoption d’une loi
Publié le vendredi 16 aout 2013   |  Le Pays




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Ils étaient tous présents, ou presque, les acteurs impliqués dans la production, l’implantation, la distribution des sachets plastiques et la gestion des déchets plastiques à la concertation avec le ministère de l’Environnement et du développement durable (MEDD) pour discuter de l’avenir du sachet plastique. C’était le mercredi 14 août 2013 à Ouagadougou.

Le temps de la sensibilisation sur l’utilisation du sachet plastique au Burkina, selon le ministre en charge de l’environnement, Dr Salif Ouédraogo, est passé. Selon lui, il est plus qu’urgent de passer à l’ultime phase, celle de son interdiction pure et simple. Pour cela, le ministre compte proposer, dans les prochains mois, deux avant- projets de loi dont l’un porte sur l’interdiction de la production, de l’implantation, de la commercialisation et de la distribution des sachets ou des emballages plastiques non biodégradables et l’autre porte taxation sur l’importation et la production des produits manufacturés utilisant le plastique comme moyen de conditionnement. Les acteurs impliqués dans la production, l’implantation, la distribution des sachets plastiques et la gestion des déchets plastiques se sont prononcés lors d’une rencontre de concertation qui a eu lieu le 14 août dernier. Il est attendu de ces derniers, selon Salif Ouédraogo, des propositions et des contributions pertinentes
afin « de trouver la solution idoine contre l’envahissement de notre environnement par les déchets plastiques, notamment les déchets de sachets plastiques ». Cet engagement ferme du ministre s’explique par le fait que le sachet plastique est une matière non biodégradable, et peut rester intacte dans l’environnement pendant plusieurs centaines d’années. Les conséquences de cette situation sont négatives sur l’Homme, les animaux et l’environnement (voir encadré).

Possibilité de création d’une usine de recyclage de matières non biodégradables

A défaut d’arriver à sa suppression totale, le ministère suggère aux acteurs des solutions alternatives aux sachets plastiques non biodégradables. Sur ce, le ministre a énuméré la fabrication des sacs en tissu, en papier ou en feuille, toute chose qui semble déjà mise en application par certains opérateurs économiques burkinabè. Sur la même lancée, il a annoncé la possibilité de créer une usine de recyclage de matières non biodégradables dans notre pays, avec l’appui de certains partenaires. L’objectif, selon lui, est d’emboîter le pas à certains pays comme la Côte d’Ivoire, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Rwanda, le Togo, le Tchad et la Tunisie qui sont parvenus à interdire l’importation, la production et l’utilisation du sachet plastique

Encadré

Les conséquences du sachet plastique sur l’Homme, les animaux et sur l’environnement

- La destruction du cheptel du fait de l’indigestion du plastique par les animaux avec une morbidité et une mortalité du bétail liées aux plastiques estimées à environ 30% ;
- L’imperméabilisation des sols occasionnant des pertes au niveau de la productivité agricole et l’insuffisance de la recharge de la nappe phréatique ainsi qu’une diminution des ressources en eau ;
- L’obstruction des caniveaux pouvant engendrer des inondations tout en favorisant la prolifération de microbes pathogènes et de moustiques vecteurs du paludisme ;
- La dégradation de la qualité de l’air liée à l’incinération incontrôlée des déchets plastiques ;
- Les maladies cardiovasculaires liées à l’émission des polluants organiques persistants notamment les dioxines et furannes, substances cancérigènes très dangereuses pour la santé humaine provenant de l’incinération sauvage des déchets plastiques ;
- La pollution visuelle et olfactive provoquée par le spectacle d’immondices des résidus de sachets plastiques rendant laid le paysage, ce qui peut décourager le tourisme dans notre pays.

Source : Discours du ministre

Ambèternifa Crépin SOMDA

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