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Gestions des espaces frontaliers : Mieux communiquer pour une cohabitation pacifique
Publié le mercredi 21 fevrier 2018  |  Sidwaya
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© aOuaga.com par A.O
Nouveau gouvernement : les ministres de la Sécurité et de l`Administration territoriale installés dans leurs fonctions
Jeudi 23 février 2017. Ouagadougou. Le ministre d`Etat, ministre de la Sécurité, Simon Compaoré, et celui de l`Administration territoriale et de la Décentralisation, Siméon Sawadogo, ont été officiellement installés dans leurs fonctions par le secrétaire général du gouvernement et du Conseil des ministres. Photo : Siméon Sawadogo




Le Programme d’appui à la gestion intégrée des frontières (PAGIF) s’est doté d’un plan de communication en vue d’assurer une meilleure appropriation de ses activités. Le document a été soumis à l’appréciation des chefs des exécutifs locaux, le mardi 20 février 2018 à Ouagadougou.

Pour une mise en œuvre sans couacs de la Stratégie nationale de gestion des frontières (SNGF), adoptée en 2013, la Commission nationale des frontières a entrepris la formulation d’un plan de communication/plaidoyer. Cela, en vue d’assurer la réalisation du Programme d’appui à la gestion intégrée des frontières (PAGIF) en tant qu’outil d’opérationnalisation de la SNGF. A l’issue de la phase de collecte de données, le projet de plan de communication, élaboré sur la base d’une étude diagnostique, a été présenté aux élus locaux et aux représentants des collectivités territoriales des dix régions frontalières du pays, le 20 février 2018. L’atelier de validation a été présidé par le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Siméon Sawadogo. Face aux maires, aux hauts-commissaires et aux gouverneurs des collectivités territoriales frontalières, le ministre a déclaré, à l’ouverture des travaux, que la rencontre permettra de recueillir les amendements et les compléments d’information en vue de parfaire le plan de communication/ plaidoyer. Le ministre a, par conséquent, invité l’ensemble des participants « à des échanges francs et constructifs » pour enrichir le plan. Il a aussi saisi l’occasion pour traduire la gratitude du Burkina Faso à l’endroit de l’Union européenne (UE) et de la coopération allemande pour leur soutien à une meilleure gestion de ces zones frontalières du pays et l’amélioration de la sécurité et de la stabilité à travers le PAGIF. En effet, sur un budget total d’environ 18 milliards de F CFA, le programme est financé à hauteur de 15 milliards de F CFA par l’UE, par l’Allemagne (3 milliards environ) qui en assure la mise en œuvre par l’entremise de l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ). La GIZ, selon le conseiller technique principal Stephan Voss, opère dans plus de 130 pays dans des domaines aussi variés que la gouvernance, la lutte contre la pauvreté, la sécurisation des espaces frontaliers en droite ligne du programme Frontières de l’Union africaine. Elle apporte notamment son savoir-faire technique pour la stabilité, la sécurité, la paix et la gestion partagée des ressources frontalières. M. Voss a souligné que la GIZ vient en appui à la SNGF. Selon lui, le plan de communication en cours de validation permettra une meilleure appropriation du PAGIF par les principaux acteurs. Il a indiqué que les différentes phases de la mise en œuvre de ce projet (phase pilote, renforcement des capacités des acteurs, plaidoyer/ mobilisation des partenaires et des ressources) requiert nécessairement une stratégie de communication que la Commission nationale des frontières (CNF) prépare avec le concours des bailleurs de fonds. Pour la secrétaire permanente de la CNF, Mme Léontine Zagré, l’appropriation de la stratégie nationale de gestion des frontières et de son plan d’actions pour la gestion intégrée des frontières, nécessite un plan de communication qui permette la vulgarisation de ces référentiels. Il est difficile, selon elle, de parler de développement tant que les frontières ne sont pas matérialisées. Mme Zagré a énuméré les actions entreprises par le Burkina Faso pour la matérialisation des frontières, du côté du Niger, de la Côte d’Ivoire, du Bénin, du Togo, du Ghana et du Mali, même si par endroits, a-t-elle relevé, le trop grand espacement des bornes impose une densification. Selon les recommandations de l’Union africaine, en 2022, tous les Etats africains devraient pouvoir achever la matérialisation de leurs frontières.


Mahamadi TIEGNA
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