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Développement économique de l’Afrique: La nécessité d’une intégration des économies
Publié le vendredi 16 fevrier 2018  |  Sidwaya




L’Union africaine des organisations non gouvernementales de développement (UAOD) organise, du 14 au 16 février 2018 à Ouagadougou, la 1ère conférence annuelle sur l’économie africaine.

Le Burkina Faso est désormais le lieu où vont se dérouler des échanges annuels pour une intégration durable des économies africaines. Ainsi, en a décidé l’Union africaine des organisations non gouvernementales de développement (UAOD), le mercredi 14 février 2018, à Ouagadougou. La décision est intervenue lors du lancement de sa toute première conférence annuelle à caractère international sur l’économie africaine. Pendant trois jours, des participants composés de diplomates des délégations des coordinations-pays de l’UAOD, des experts, des chefs d’entreprises, de la société civile, de la diaspora, etc. vont réfléchir au thème : « Economie en Afrique : complémentarité des Etats et rôles des acteurs non-étatiques ». Selon la coordonnatrice-pays de l’UAOD/Burkina, Martine Yabré, par ailleurs, présidente du comité national d’organisation de la conférence, il est temps que l’Afrique sorte de son sous-développement. Pour cela, a-t-elle relevé, toutes les communautés doivent s’impliquer, à travers la coopération Sud-Sud. Cette rencontre internationale a pour objectif principal, de contribuer à la réflexion et à la mobilisation des acteurs de la société africaine et de sa diaspora, pour l’intégration des économies africaines, a souligné Martine Yabré. Aussi, des représentants de 17 pays sur 52, membres de l’UAOD sont présents à ce premier rendez-vous de Ouagadougou pour échanger sur des thématiques diverses. Il s’agit, pour la coordonnatrice-pays de l’UAOD/Burkina, des communications sur ‘’L’économie sociale et solidaire, vecteur de justice sociale en Afrique’’, ‘’La croissance des hubs technologiques de startups innovantes en Afrique’’ et le ‘’Développement économique et flux migratoires en Afrique’’. Il y a également, a-t-elle souligné, des panels sur, entre autres, le développement économique de l’Afrique (définition des zones agropastorales), la contribution du secteur privé et des partenaires au développement à la sécurité alimentaire, la coopération Sud-Sud.

Pour une Afrique prospère

Le président de l’UAOD, Satigui Koné, a rappelé que cette rencontre se tient à un moment où les dirigeants africains aspirent à une « Afrique intégrée, prospère et pacifique » et élaborent des stratégies de développement. « Dans le contexte mondial actuel où la coopération Sud-Sud est devenue une exigence de développement, il apparaît fort utile d’impliquer les acteurs non-étatiques dans la dynamique de mise en œuvre des aspirations de l’Agenda 2063 de l’Union africaine », a-t-il justifié. Satigui Koné a aussi sollicité la contribution de la jeunesse africaine et celle des femmes, pour une économie africaine forte et résiliente. Dans ce sens, il a invité les jeunes à se départir des «raccourcis » et l’autre moitié du ciel, à refuser la fatalité. « La société civile africaine, celle qui se reconnait dans l’UAOD, n’a pas pour vocation de critiquer uniquement. La société civile doit se souvenir des valeurs africaines de respect et de travail », a insisté Satigui Koné. Cette société civile, a-t-il ajouté, doit s’impliquer dans les démarches qui émancipent l’Afrique des guerres, de tous les extrémismes, de la tentation de l’immigration clandestine, etc. Pour lui, la présente conférence, dont le projet date du 10 janvier 2017, est devenue une réalité grâce à l’appui du Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Le ministre de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur, Paul Robert Tiendrébéogo, représentant le chef de l’Etat, a salué cette initiative de l’UAOD. Il a indiqué qu’en parlant de complémentarité pour une intégration économique en Afrique, c’est interpeller tous les acteurs pour sa réussite. Il a confié que le président du Faso, par sa voix, félicite l’UAOD pour son dynamisme et son engagement au développement économique des Etats africains. Seul un dialogue permanent de qualité est gage de cohésion sociale et de paix, a-t-il reconnu. Paul Robert Tiendrébéogo a, en outre, demandé aux participants de formuler plus que des recommandations, des propositions ‘’concrètes’’ et ‘’réalistes’’ avec des échéanciers précis. L’UAOD, selon ses géniteurs, s’est engagée à promouvoir la ‘’nuit des grands patrons africains’’ s’inscrivant dans la promotion du capital humain en lien avec l’axe 2 du Plan national de développement économique et social (PNDES). Les membres-fondateurs de l’UAOD ont également salué l’adhésion du roi du Maroc, Mohammed VI et de celle du président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, respectivement parrain et président du conclave.

Boukary BONKOUNGOU
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