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Départ du juge Jean Marie Ouattara
Publié le jeudi 8 fevrier 2018  |  Sidwaya




Le Secrétaire exécutif national de la Nouvelle Alliance du Faso (NAFA), Pr Mamoudou Hama Dicko, a animé une conférence de presse, le mardi 6 février 2018 « sur la situation de son Excellence Djibrill Bassolé ».

Le non renouvellement, le 24 janvier dernier, du mandat du juge Jean Marie Ouattara à la chambre de contrôle du tribunal militaire est diversement apprécié. Il est perçu par la Nouvelle Alliance du Faso (NAFA) comme une éviction du magistrat pour les décisions qu’il a eu à rendre dans le dossier Djibrill Bassolé. Pour les premiers responsables de la NAFA, cette situation est une preuve de plus que le tribunal militaire n’est pas impartial « et ne pourrait donner les garanties d’un procès équitable à quiconque le pouvoir exécutif aurait dans son viseur ». Au cours d’une conférence de presse, le mardi 6 février 2018, à son siège, le parti du général Djibrill Bassolé a exprimé ses inquiétudes quant à un procès équitable pour son candidat désigné à l’élection présidentielle de 2020. « La NAFA condamne avec la dernière énergie les manœuvres, les manipulations et les immixtions politiciennes injustifiées de l’exécutif à tous les niveaux de la procédure judiciaire du putsch manqué », a déclaré le Secrétaire exécutif national (SEN) du parti, Pr Mamoudou Hama Dicko. Aussi a-t-il lancé un appel à tous les acteurs de la justice burkinabè à travailler pour consolider l’indépendance de l’institution, sa crédibilité ainsi que le renforcement de l’Etat de droit. En effet, les généraux Djibrill Bassolé et Gilbert Diendéré, présentés comme les cerveaux présumés du coup d’Etat de septembre 2015, seront jugés avec 83 coaccusés civils et militaires à partir du 27 février prochain devant le tribunal militaire de Ouagadougou. Les accusés sont poursuivis pour attentat à la sûreté de l’Etat, meurtre, coups et blessures volontaires, dégradation de biens appartenant à autrui, trahison, incitation à commettre des actes contraires au règlement et à la discipline, violence et voies de fait sur autrui, ou de complicité de ces infractions. Cependant la NAFA se réjouit du fait que la programmation du procès le 27 février 2018 constitue une lueur d’espoir pour toutes les victimes et les parents des victimes qui pourront obtenir justice et réparation pour les uns et faire le deuil de leurs proches pour les autres. Elle a, cependant, manifesté son attachement « inconditionnel » à l’Etat de droit et à la primauté du droit, seuls gages, de l’avis du secrétaire exécutif national de la NAFA, de cohésion et d’un environnement social stable, paisible et prospère. Les journalistes ont voulu comprendre, entre autres, pourquoi le parti s’intéresse en particulier au cas du juge Jean Marie Ouattara qui n’est pas le seul à ne pas avoir été reconduit dans les instances du tribunal militaire. En réponse, Pr. Dicko a affirmé que ce juge « a la mémoire du dossier Djibrill Bassolé » et que, pour cela, « sa révocation », à quelques semaines du procès, nourrit des inquiétudes au sein des partisans du général Bassolé.


Mahamadi TIEGNA
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