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Sidwaya N° 7465 du 23/7/2013

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Anusak Inthrapuvasak, consul honoraire du Burkina en Thailande
Publié le mardi 23 juillet 2013   |  Sidwaya




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Venu au Burkina Faso à la recherche d’opportunités d’affaires et pour apporter un message au président Blaise Compaoré, le consul honoraire du Burkina Faso en Thaïlande, Anusak Inthrapuvasak, a accordé une interview à Sidwaya, le 18 juillet 2013 à Ouagadougou.

Sidwaya (S.) : Quelles sont les raisons de votre séjour au Burkina Faso ?

Anusak Inthrapuvasak (A .I) : Nous sommes au Burkina Faso pour deux raisons principales. Il s’agit, d’une part, de préparer la voie et surtout, de nouer des relations de partenariat avec le Burkina Faso. D’autre part, nous avons un message particulier pour le président Blaise Compaoré, parce que nous voulons l’inviter à visiter encore notre pays où il est déjà venu deux fois de suite, mais cette fois-ci, ce sera pour le dialogue thaïlando-africain de haut niveau, prévu en 2015. Je suis très heureux de pouvoir le rencontrer, encore une fois.

S. : Quel genre de partenariat voulez-vous promouvoir au Burkina, partant, dans toute l’Afrique ?

A. I. : La Thaïlande et l’Afrique entretiennent des relations depuis de nombreuses années. Mais, il y a bien plus d’opportunités et de possibilités d’interaction que l’on ne peut imaginer. Donc, à partir de maintenant, précisément depuis cette année 2013, la politique du gouvernement royal thaïlandais est de renforcer le partenariat stratégique avec l’Afrique.

S. : Comment comptez-vous renforcer ce partenariat ?

A. I. : Il est question, pour nous, de trouver et d’innover les voies et moyens pour promouvoir la coopération économique, à travers un agenda commun pour mener des actions en faveur d’une croissance économique et d’un développement durable. A cet effet, nous avons lancé l’initiative thaïlando-africaine pour consolider nos relations avec l’Afrique et pour ce faire, du 15 au 18 mai, des ambassadeurs et représentants des missions diplomatiques ont pris part à Bangkok, à la célébration de la journée africaine 2013. Ils ont échangé sur les modalités du partenariat. Par ailleurs, les leaders de l’Initiative Thaïlando-africaine et les ambassadeurs africains en Asie se retrouveront en septembre 2013 en Thaïlande, en vue de mieux consolider les acquis.

S. : Quel rôle joue l’Afrique dans ce partenariat ?

A. I. : La Thaïlande voit en l’Afrique, un partenaire économique de taille. Le continent africain connaît un développement rapide et un fort taux de croissance et le nôtre (l’Asie) a toujours été dans l’expérimentation des perspectives économiques de longue durée. De plus, le regroupement des communautés économique des Etats de l’Asie du Sud-Est, transformera la région en un centre d’activité pour la production et la distribution, à l’horizon 2015.

S. : Avez-vous une idée du nombre de Burkinabè vivant en Thaïlande ?

A. I. : Officiellement, nous en connaissons huit, selon le nombre de visas délivrés, mais il y en a sûrement plus d’une dizaine. L’un est footballeur ; trois d’entre eux sont dans le domaine de la fabrication de motos, de bicyclettes et les quatre autres sont des travailleurs du système des Nations unies. Il y a très peu de Burkinabè en Thaïlande. Pourtant, ce pays offre actuellement, de meilleures conditions de vie et beaucoup d’opportunités d’affaires, compte tenu de la nouvelle dynamique du partenariat en cours.

S. : Que fait le consulat pour les Burkinabè qui y vivent et quels sont leurs rapports avec votre service ?

A. I. : Nous faisons de notre mieux pour voler au secours des Burkinabè vivant en Thaïlande. Notre intervention a permis de libérer, en 2005, un Burkinabè, après deux semaines de détention à l’aéroport de Bangkok et ceci, pour n’avoir pas eu de visa de transit pour la France. Nous avons reçu cette information grâce au dynamisme de l’Ambassadeur du Burkina Faso à New Delhi, Idriss Raoua Ouédraogo. Initialement, le Burkinabè en question devait passer par Séoul-Bangkok, Bangkok-Paris et Paris-Ouagadougou. Mais finalement, un arrangement lui a permis de regagner Ouagadougou en passant par Addis-Abeba, puis par Abidjan. Nous déplorons cet incident car le passager ne méritait pas une telle détention, n’étant ni un criminel, ni un passager clandestin. En outre, en 2011, un autre Burkinabè qui a été détenu pendant un mois et demi à l’aéroport de Suvarnabhuni, a été libéré. A cela, s’ajoute l’intervention du consulat pour l’obtention d’un passeport pour un nouveau-né, pour la confirmation d’authenticité de documents, pour un passeport perdu, pour l’obtention de visa, pour le retrait d’un corps de l’hôpital de Chulalongkorn pour inhumation, etc. Je salue, particulièrement, la qualité de la communication et la coopération avec l’ambassade du Burkina Faso à New Delhi.

S. : Quelle est la nature de vos rapports avec les autorités burkinabè ?

A. I. : Je suis très impressionné par le Président Blaise Compaoré. J’ai été très ravi de le rencontrer deux fois de suite en Thaïlande et de pouvoir le rencontrer une fois de plus ici, au Burkina Faso.
Je suis très fier du diplomate Idriss Raoua Ouédraogo qui, très dynamiquement et efficacement, nous aide dans notre tâche quotidienne et vend positivement l’image du Burkina Faso sur le continent asiatique. J’aimerais aussi souligner que le consul honoraire, Jean-Paul Grollemund, sert d’intermédiaire entre le Burkina Faso et la Thaïlande.


Interview réalisée par

Aimée Florentine KABORE

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