Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Femmes    Pratiques    Le Burkina Faso    Publicité
aOuaga.com NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article
Politique

Panel commémoration 15-Octobre UNIR/PS : Les jeunes du parti de « l’Œuf » en prennent de la graine
Publié le lundi 16 octobre 2017  |  L`Observateur Paalga
25é
© aOuaga.com par A. Ouedraogo
25é anniversaire de l`assassinat du Président Thomas Sankara.
Lundi 15 octobre 2012. cimetière de Dagnoin. Ouagadougou.Photo : Bénéwendé Stanislas Sankara et Hernesse Ouedraogo (de droite a gauche).




Cela fait maintenant 30 ans que le « père de la Révolution burkinabè », Thomas Sankara, a été assassiné avec 12 de ses compagnons. Depuis lors, la famille et le peuple attendent que justice leur soit rendue. Dans le cadre de la célébration de ce trentième anniversaire, le Comité international pour le mémorial Thomas-Sankara a organisé une marche dans les rues de Ouagadougou le dimanche 15 octobre 2017. Dans la même journée, une exposition photos suivie d’un panel a été organisée par l’Union pour la renaissance/Parti sankariste (UNIR/PS) à la maison du Peuple.

Le commémoration de l’an 30 de la disparition de Thomas Sankara a été marqué dans la matinée du 15 octobre 2017 par deux actes forts. La population, avec à sa tête le Comité international pour le mémorial Thomas-Sankara, s’est rendue à travers une marche à l’ambassade de France avec en main un mémorandum pour demander la levée du secret-défense concernant le capitaine Sankara et ses 12 compagnons.

Ce document de quatre pages fait l’historique de la procédure judiciaire. Passé cette étape, le cap a été mis sur le tribunal militaire. Les manifestants veulent ainsi apporter leur soutien au magistrat en charge du dossier du « père de la Révolution burkinabè ».

Dans la même journée, avant que se tienne le panel organisé par l’Union pour la renaissance/Parti sankariste (UNIR/PS), une exposition de photos du capitaine Thomas Sankara a eu lieu à la maison du Peuple. En plus des jeunes habillés de tee-shirts à l’effigie du « parti de l’Œuf», on constate la présence d’autres issus d’organisations de la société civile comme le Brassard noir.

« Nous avons voulu marquer un arrêt à cette date historique à travers l’organisation d’un panel. Ainsi, nous souhaitons que tous les héritiers de la révolution de Che Guevara et de Thomas Sankara puissent se ressourcer avec les valeurs que ces derniers incarnaient », a indiqué le président du comité d’organisation du panel, Samdpawendé Ouédraogo.

Les panélistes venus de Cuba et du Canada ont échangé sur le thème : « L’influence des révolutions et du sankarisme en particulier sur les mouvements sociaux au Burkina ». A travers ce thème, l’organisation veut faire un rapprochement avec la prophétie de Sankara qui disait : « Tuez Thomas Sankara et des milliers de Sankara naîtront. »

A la mort du capitaine, une vingtaine d’avocats avaient constitué un collectif pour que justice soit rendue à l’homme et à ses compagnons. L’un de ces avocats, Aziz Fall, était le premier à exposer. « Le camarade Thomas a traduit dans sa pratique quotidienne qu’il avait du nouveau à proposer à son pays. Il a montré qu’un pays enclavé était capable de compter sur ses propres forces pour atteindre l’autosuffisance alimentaire. Nous devons alors porter dans nos cœurs la lutte pour la justice à la mémoire de cet homme », a-t-il lancé.

Pour le président de l’UNIR/PS, maître Bénéwendé Stanislas Sankara, lors des évènements des 30 et 31 octobre 2014, tout le monde était devenu « sankariste ». La lutte politique de son parti, indique-t-il, a contribué à éveiller les consciences.

« Thomas Sankara et Che Guevara, les deux icônes, ont marqué la jeunesse africaine contemporaine. Le discours de Sankara était réaliste. C’était un homme qui liait la parole à l’acte. De ce point de vue, c’était un leader qui avait du charisme et arrivait à convaincre le peuple. Ça fait 17 ans que l’UNIR/PS a vu le jour dans un contexte dit de démocratie où il faut convaincre l’électorat, souvent avec des billets de banque que nous n’avons pas. Nous n’avons que notre persévérance, notre combat politique pour dire à la jeunesse de se réveiller et de se battre. Dieu merci, il y a de l’évolution. Aujourd’hui, nous constatons que les jeunes sont debout, donc quelque part nous avons gagné un combat politique », a-t-il déclaré.

Akodia Ezékiel Ada
Commentaires

Titrologie



L`Observateur Paalga N° 8221 du 27/9/2012

Abonnez vous aux journaux  -  Voir la Titrologie
Sondage
Nous suivre

Nos réseaux sociaux


Comment