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Putsch du RSP en 2015: les éléments qui accablent Diendéré selon le juge
Publié le vendredi 13 octobre 2017  |  RFI
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© aOuaga.com par A.O
Situation nationale : les présidents Macky Sall et Yayi Boni au chevet du Burkina
Vendredi 18 septembre 2015. Ouagadougou. Les présidents sénégalais, Macky Sall, et béninois, Yayi Boni, sont arrivés au Burkina pour jouer les médiateurs au lendemain du coup d`Etat perpétré par le Régiment de sécurité présidentielle (RSP). Photo : Gal Gilbert Diendéré, président du Conseil national pour la démocratie (CND)




Un coup monté par des sous-officiers du Régiment de la sécurité présidentielle (RSP) en colère, dont il aurait tout ignoré, mais qu’il aurait fini par assumer dans le but d’éviter un bain de sang… Tel est le scenario soutenu par le général Gilbert Diendéré depuis deux ans, pour expliquer le putsch du 16 septembre 2015 au Burkina Faso.

Il le répétait aux journalistes qui échangeaient avec lui au téléphone aux heures les plus chaudes du coup d’Etat. Il l’a soutenu devant le juge François Yameogo, en charge d’instruire ce dossier au sein du tribunal militaire de Ouagadougou, lors de ses différentes auditions ces deux dernières années. Et il l’a redit récemment dans les colonnes de Jeune Afrique : « Je n’étais au courant de rien. Ce sont des sous-officiers qui étaient à la manœuvre (…) J’ai donc fini par assumer en prenant la tête de ce mouvement car j’étais un des seuls à pouvoir le faire », a-t-il déclaré depuis sa cellule de la Maison d’arrêt et de correction des armées (Maca).

Mais cette version n’a pas convaincu le juge Yameogo. Après plusieurs mois d’investigations, le magistrat a rendu ses conclusions le 21 juillet dans une ordonnance qu’il a transmise à la Chambre de contrôle de l’instruction, et dont RFI a obtenu de larges extraits. Pour lui, il ne fait aucun doute que le général Diendéré, qui a longtemps dirigé le RSP et qui fut le chef d’état-major particulier de Blaise Compaoré jusqu’à sa chute en octobre 2014, était à la tête des comploteurs. Des 107 inculpés, il est l’un de ceux contre lesquels pèsent les charges les plus graves : attentat à la sûreté de l’Etat, trahison, association de malfaiteurs, acte de terrorisme, crime contre l’humanité, complicité de meurtres, etc…
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