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Sidwaya N° 7462 du 18/7/2013

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43e sommet ordinaire de la CEDEAO : Lueur d’espoir dans la sécurisation de la sous-région
Publié le jeudi 18 juillet 2013   |  Sidwaya


43e
© Présidence par DR
43e session ordinaire de la Conférence des chefs d`Etat et de gouvernement de la CEDEAO
Mercredi 17 juillet 2013. Abuja. Ouverture de la 43e session ordinaire de la Conférence des chefs d`Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l`Afrique de l`Ouest


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Les chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) tiennent à Abuja, au Nigeria, les 17 et 18 juillet 2013, le 43e sommet ordinaire de leur conférence. Ouverte sur un constat de satisfaction dans les efforts de pacification de la sous-région, cette rencontre a fait la part belle à la crise malienne, en voie de résolution, après l’Accord préliminaire entre les acteurs, signé à Ouagadougou, sous la médiation du Président du Faso, Blaise Compaoré.

A la différence du 42e sommet ordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, tenu en Côte d’Ivoire en février 2013, le 43e sommet se tient à un moment où l’Organisation semble récolter le fruit de ses efforts et engagements sécuritaires dans l’espace communautaire. En effet, et selon le président du Nigeria, Goodluck Jonathan, la présente session se tient dans un contexte où les différents acteurs de la crise malienne ont signé un accord qui, à son sens, permettra la tenue effective de l’élection présidentielle, le 28 juillet prochain, sur toute l’étendue du territoire malien. Il a d’ores et déjà félicité la CEDEAO pour ses efforts qui ont permis, le passage de la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA) de l’Union africaine, à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), sous mandat des Nations unies, depuis le 1er juillet 2013. Espérant que la résolution définitive de la crise sera un moyen d’encourager les partenaires de la CEDEAO dans le soutien au Mali, Goodluck Jonathan a appelé la communauté internationale à intensifier son assistance aux fins d’atteindre les 25 milliards de dollars nécessaires pour la relance de ce pays. Au titre de la crise en Guinée-Bissau, le chef de l’Etat nigérian a exprimé la complexité des défis, malgré les avancées notables enregistrées. Il a exhorté la CEDEAO et l’ensemble de ses partenaires à accorder à cet autre pays ouest-africain, une attention plus accrue, avant de souhaiter de la communauté internationale, la levée des sanctions qui pèsent sur la Guinée-Bissau. Après un hommage aux soldats tombés sur le champ de bataille dans la lutte contre le terrorisme et l’insécurité au Mali, au Niger et au Nigeria, le président en exercice de la CEDEAO, le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, a soutenu que cette session s’ouvre sous le signe de l’espoir et de l’optimisme. Et cela, au regard de l’évolution positive et des perspectives de règlements durables des principales crises dans la sous-région. Au Mali, a-t-il expliqué, la MISMA, devenue depuis peu, la MINUSMA, et la confirmation du calendrier électoral par les autorités de la transition, consolident les perspectives d’un retour rapide à l’ordre démocratique et constitutionnel. A cet effet, les travaux seront, en partie, consacrés à la présentation du mémorandum du président de la Commission sur le Mali, à un, exposé sur la situation actuelle au Mali par le Président du Faso, Blaise Compaoré, médiateur de la CEDEAO et à un autre qui sera livré par le médiateur associé, le président Goodluck Jonathan. Qu’à cela ne tienne, le président de la Commission de la CEDEAO, Kadré Désiré Ouédraogo, a déclaré que les différents chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, les Nations unies et d’autres partenaires ont posé un acte inoubliable pour le Mali. En effet, a-t-il dit, l’histoire retiendra les efforts et énormes sacrifices consentis pour éviter la scission du pays et surtout ramener progressivement la paix et la sécurité avec la prochaine élection présidentielle. A ce titre, Kadré Désiré Ouédraogo a fait une mention spéciale aux troupes tchadiennes qui ont payé le plus lourd tribut et aussi à l’Armée française avec l’opération Serval. Il a salué la médiation fructueuse du Président du Faso, Blaise Compaoré. Quant à l’ex-président burundais, Pierre Buyoya, représentant de la présidente de l’Union africaine (UA), il a relevé qu’en 6 mois, les actions de la MISMA, maintenant MINUSMA, donnent le sentiment de mission bien accomplie et que la Mission a été « un bon exemple de solidarité » au regard des différents efforts et l’aboutissement de la crise. Même sentiment pour le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest, Saïd Djinit, qui a renouvelé l’accompagnement de l’ONU dans la résolution des différentes crises, insistant tout de même sur la nécessité pour les parties de respecter les engagements pris de part et d’autres.

Espoir mais vigilance !

Aussi, a rappelé Alassane Dramane Ouattara, la situation en Guinée-Bissau présage une issue heureuse tout autant que celle qui règne au Togo, en Guinée Conakry avec les consensus obtenus en vue d’élections apaisées de part et d’autres. L’arbre ne devant pas cacher la forêt, le terrorisme, la circulation des armes légères, le trafic de drogues et d’êtres humains continuent, selon le président en exercice de la CEDEAO, de menacer la région sahélo-sahélienne et appellent à plus de vigilance, de solidarité et de "partenariat stratégique". De plus, la sécurisation et la pacification des eaux telles les eaux du Golfe de Guinée, et des côtes à travers le renforcement des capacités nationales et la mise en œuvre des décisions du sommet de Yaoundé de juin dernier, restent cruciales pour lui. Il a, de ce fait, salué la décision de l’Union africaine de créer une force d’intervention rapide, capable d’être déployée immédiatement en cas de nécessité. « Nous devons aussi adopter une politique et une capacité de défense adaptées aux menaces du moment, enrichies de notre expérience au Mali », a-t-il proposé. Il a aussi affirmé que la communauté internationale doit continuer de soutenir les efforts de la CEDEAO, en mettant en œuvre de manière coordonnée et concertée, la stratégie Sahel des Nations unies et en renforçant les synergies entre les différentes initiatives. La 43e sommet ordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO devra permettre, selon Alassane Dramane Ouattara, d’évaluer les progrès enregistrés depuis la dernière rencontre afin de préciser les priorités et orientations des actions communes de l’organisation. Les nombreux défis communautaires commandent, la plus grande perspicacité et la plus grande rigueur dans la gestion des dossiers prioritaires, notamment, ceux relatifs au processus d’intégration régionale, aux questions institutionnelles, à la paix et à la sécurité régionale. L’amélioration croissante de l’environnement sécuritaire doit impulser, à son avis, l’accélération de la construction régionale, la consolidation des bases de la croissance économique de tous les pays et l’amélioration du bien-être des populations. « Avec des taux de croissance significatifs et des projections de PIB de 7% en 2013, contre 6,6% en 2012, notre sous-région est une zone économique dynamique qui offre des opportunités d’investissements uniques dans un contexte économique international morose », a-t-il soutenu. Cette dynamique impose cependant, selon le président ivoirien, la poursuite de la politique de construction sous-régionale dans le secteur du transport et de l’énergie. Il s’est ainsi réjoui des actions de la présidence de la Commission de la CEDEAO et des ministres des pays concernés afin d’accélérer la réhabilitation et la construction des grandes infrastructures de connexions routière, ferroviaire, électrique et énergétique. La mise en valeur des ressources de la sous-région, la priorisation des projets intégrateurs, la modernisation de l’organisation avec l’élargissement de la commission à 15 commissaires, feront l’objet de discussions à cette conférence d’Abuja.


Jean-Marie TOE



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