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Attaque au Burkina: le G5 Sahel "uni" face au "terrorisme" (président malien)
Publié le mardi 15 aout 2017  |  AFP
Attaque
© Présidence par D.R
Attaque de Nassoumbou : le président malien au Burkina pour présenter ses condoléances
De retour du Sommet de la CEDEAO, tenu à Abuja au Nigéria, le Président du Mali, Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEÏTA a fait un détour à Ouagadougou, le samedi 17 décembre 2016, pour présenter ses condoléances à son homologue burkinabè, suite à l’attaque terroriste intervenu la veille à Nassoumbou




Ouagadougou - Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a affirmé mardi à Ouagadougou que les pays du G5 Sahel étaient "unis" face au terrorisme, après l’attaque perpétrée par des jihadistes présumés dans le centre de la capitale burkinabè qui a fait 18 morts.

"Le G5 Sahel est uni dans ces circonstances, nous ne baisserons pas les bras, on ne nous effraiera pas", a lancé le chef de l’Etat malien dans une déclaration à la presse au palais présidentiel de Ouagadougou, aux côtés du président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, qui ne s’est pas exprimé.

"Ils (les assaillants, NDLR) ne réussiront pas à nous faire nous terrer dans nos maisons (...) Le G5 Sahel est uni" face au terrorisme, a martelé M. Keïta, président en exercice du G5 Sahel, coalition antiterroriste de cinq pays sahéliens (Mauritanie, Tchad, Mali, Niger et Burkina Faso).

Face à la dégradation de la situation dans le centre du Mali, limitrophe du Burkina Faso et du Niger, gagnés à leur tour par les violences jihadistes, le G5 a réactivé en février à Bamako ce projet de force régionale conjointe, lancé en novembre 2015.

Cette force soutenue par les Occidentaux est encore en construction. Son financement est loin d’être bouclé : seulement 50 millions d’euros ont été promis sur les 450 jugés nécessaires.

La France, présente dans la zone sahélo-saharienne avec 4.000 hommes engagés dans l’opération antijihadiste Barkhane, a poussé à la création de cette force militaire qui devrait compter 5.000 hommes.

Le Burkina Faso est sous le choc après l’attentat de dimanche soir qui a fait 18 morts, Burkinabè et étrangers. L’attaque, menée par des jihadistes présumés et qui n’avait pas été revendiquée mardi soir, a frappé le café-restaurant Aziz Istanbul, particulièrement fréquenté par des expatriés.

Le mode opératoire de cet attentat rappelle l’attaque jihadiste du 15 janvier 2016. Un commando avait alors attaqué avec des armes automatiques le café Cappuccino - situé à 300 mètres du restaurant Aziz Istanbul - et plusieurs autres établissements du centre de Ouagadougou. Revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), cet attentat avait fait 30 morts et 71 blessés, en majorité des étrangers.

Arrivé vers 17 heures (locales et GMT) à Ouagadougou, le président malien, venu "témoigner sa solidarité", s’était d’abord rendu avec son homologue burkinabè sur les lieux de l’attentat de dimanche.

Les chefs d’Etat se sont fait expliquer l’intervention des forces de sécurité, face au café Aziz Istanbul, dont on pouvait voir certaines vitrines réduites en miettes, d’autres criblées d’impact de balles. A l’intérieur, le sol était jonché de verre brisé, de bouteilles et de débris, des chaises étaient renversées. La façade était marquée de dizaines d’impact de balles sur les deux étages du bâtiment.

Par ailleurs, les familles des victimes ont réclamé lors d’une rencontre avec le gouvernement, à l’hôtel de ville de Ouagadougou, des actions contre les "commanditaires" de l’attaque.

"On veut vraiment qu’on retrouve les commanditaires parce ça nous fait mal qu’à chaque fois que cela arrive, qu’on dise que c’est un type qui est caché en Syrie, au Niger ou ailleurs et qu’on ne peut jamais voir et après c’est un dossier (...) sans suite", a déclaré Aboubacar Sidibé, un étudiant burkinabè qui a perdu quatre connaissances - son cousin, son beau-frère et ses deux professeurs koweïtiens.

"Tant que le gouvernement n’aura pas retrouvé ceux qui ont tué nos proches, il y aura toujours des attentats", a-t-il expliqué.

"Si tout avait été fait depuis la première attaque (de janvier 2016) on aurait peut-être éviter celle-ci", a estimé Tiendrébéogo Inoussa, frère ainé d’une victime burkinabè.

"Sur les commanditaires, on peut suspecter mais on ne peut pas être affirmatif. Ce sont les enquêtes qui permettront de savoir qui est derrière ça (et) cela exige beaucoup de collaboration avec d’autres pays", a répondu le ministre de la sécurité Simon Compaoré.

Selon le ministre, des dispositions ont été prises pour procéder à l’enlèvement des dépouilles des victimes déjà autopsiées, et les autres corps pourront être remis aux familles jeudi.



de-ab/fjb
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