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Sidwaya N° 7460 du 16/7/2013

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Le secrétaire général du ministère de la Communication, Adama Barro, s’est exprimé sur les accusations d’immixtion et sur les responsabilités du ministère dans les médias publics.
Publié le mercredi 17 juillet 2013   |  Sidwaya


Le
© Autre presse par DR
Le secrétaire général du ministère de la Communication, Adama Barro


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De l’immixtion dans les médias publics

"Je voudrais dire que le terme immixtion est inapproprié parce que jusqu’à preuve du contraire, la RTB est sous la tutelle du ministère de la Communication, et le ministre de la Communication est le directeur de publication des organes publics dont la RTB. Nous encadrons les médias publics comme les textes l’exigent. Et quand nous nous adressons à la RTB, c’est dans les termes de respecter les règles du métier, à savoir l’équilibre dans le traitement de l’information, de la pluralité, tout ce qu’il faut pour donner des informations honnêtes et vraies aux citoyens. Personne n’a demandé aux agents de ces médias d’être les griots du pouvoir, pas plus que les griots de l’opposition. Il s’agit de travailler de façon professionnelle. Malheureusement, les reporters répercutent parfois des propos qui ne sont pas toujours acceptables en République. Les médias publics doivent servir l’intérêt général. Et ce qu’il faut éviter à tout prix, c’est la connivence. On ne peut pas vouloir être indépendant et accepter le diktat d’un camp ou de l’autre. Cela n’est pas du journalisme. Ce qu’il faut dans ce métier, c’est l’humilité. Quand on refuse la critique constructive, on tombe dans tout autre chose et quand on n’est pas humble, on n’est pas fait pour ce métier. Selon les règles des rédactions de part ce monde, aucun journaliste ne peut écrire un article et penser que son papier ne peut pas être retouché par sa hiérarchie.
Pour revenir à cette marche de l’opposition, je n’ai jamais été à la télé. J’étais dans mon bureau, ce samedi-là jusqu’à 16 heures, puis je suis rentré chez moi. D’aucuns prétendent que je suis allé chercher des roches ; qu’on me dise le nom de la personne à qui j’ai pris ces roches. On va dans des affirmations, alors que ce métier nous dit qu’il faut vérifier, recouper. Personne ne vérifie quoi que ce soit. C’est de la pure fiction ; c’est de la folie. Ce métier ne s’exerce pas de cette façon. Je suis outré de voir tout ce qui est mis dans la presse à mon crédit. J’ai pratiqué ce métier pendant un certain nombre d’années, je l’enseigne ; j’ai des anciens élèves qui sont dans les rédactions, ils savent ce que je leur ai enseigné. Ce n’est pas à cette position que je vais leur dire ce qu’il faut faire. Je reste un professionnel des médias et à ce titre je peux avoir une opinion pour conseiller quelqu’un qui écrit un papier".

Du regard de l’autorité sur la plateforme et le sit-in du SYNATIC

"Le ministre de la Communication a souligné hier (le 15 juillet) lors du point de presse qu’il était à l’écoute des syndicats et que ces partenaires sociaux constituaient une priorité du cabinet. C’est dans cette vision que nous nous situons. Personne ne peut condamner que le syndicat réclame de meilleures conditions de travail pour ses militants. Nul ne remet en question les revendications des travailleurs. Nous avons reçu du SYNATIC, une synthèse de ses revendications, que nous avons transmise à Son Excellence Monsieur le Premier ministre à la date du 27 mai pour être prise en charge. Le ministère fait ce qui est possible à son niveau et également à d’autres instances. En ce moment, il y a les concertations gouvernement/syndicats pour régler un certain nombre de questions. Les dossiers n’évoluent pas à la vitesse souhaitée, mais ces questions sont en train d’être examinées. Ce ne sont pas des questions nouvelles. La question des statuts particuliers est à l’ordre du jour depuis que j’étais reporter et si jusqu’à présent elle n’est pas résolue, c’est qu’il y a des difficultés. Donc, il ne faut pas penser qu’il y a une volonté délibérée d’empêcher que les choses évoluent. Si les agents sont dans de bonnes conditions, cela est bon pour tout le monde. Si les médias publics sont crédibles, c’est bon pour tout le monde, aussi bien pour le parti au pouvoir que pour les partis d’opposition. Personne n’écoute un média qui n’est pas crédible. Donc tout le monde a intérêt à ce que les médias soient crédibles. Et pour cela, il faut qu’ils travaillent selon les règles du métier. Nous ne demandons pas autre chose que cela".

Des directives aux journalistes pour la rédaction des articles

"Mes interlocuteurs sont les responsables de médias. C’est à eux que je demande de faire en sorte que les règles du métier s’appliquent. Je n’ai pas besoin d’appeler un agent de la RTB ou de Sidwaya. Il n’est pas mon interlocuteur".

Le ministère, « un CSC bis » ?

"Nous ne faisons pas de la régulation. Nous demandons à ce que les médias marchent selon les règles de l’art. Je vous rappelle que le ministre de la Communication est le directeur de publication de la RTB comme de Sidwaya. Donc, il a une responsabilité juridique sur les contenus. Nous ne pouvons pas voir des dérapages et nous taire, au motif que cette tâche est dévolue au CSC. Le CSC a son rôle, le ministère a le sien".
"Je n’ai absolument rien à me reprocher. Que celui qui m’a vu à la télé en train de suivre un montage ou de récupérer une cassette, vienne et qu’on en parle".

De la crédibilité des médias publics

"Pour que les médias soient crédibles, il faut que les journalistes travaillent de façon professionnelle. C’est la seule garantie pour eux d’être à l’abri des critiques. Si on veut choisir un camp auquel on fait allégeance, parce qu’on veut plaire, le journaliste ne travaille pas pour plaire, mais pour dire la vérité. Nous demandons aux journalistes de travailler à rendre crédible le métier, de ne pas répercuter la rumeur, les propos haineux, de ne pas se substituer aux groupes sociaux ou de pression, mais d’être des arbitres de la vie nationale".

Propos recueillis par

Assetou BADOH

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