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Le Burkina compte réhabiliter 5 millions d’hectares pour nourrir au moins 6 millions de personnes en plus
Publié le vendredi 16 juin 2017  |  AIB
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© aOuaga.com par A.O
Journée mondiale de la Lutte contre la désertification et la sécheresse : le Président Ibrahim Boubacar Keita est arrivé à Ouagadougou
Le Président de la République du Mali, Ibrahim Boubacar Keita, est arrivé à Ouagadougou en début de soirée du mercredi 14 juin 2017. Il a été accueilli à sa descente d’avion par son homologue burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré




Ouagadougou - Le Burkina Faso, pays sahélien situé aux portes du désert, compte réhabiliter près de cinq millions d’hectares de terres dégradées à l’horizon 2030, ce qui devrait permettre de nourrir plus de six millions de personnes supplémentaires, a affirmé jeudi le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré devant ses homologues malien et nigérien.

Le Burkina Faso est déterminé à restaurer et à aménager cinq millions d’hectares de terres dégradées à l’horizon 2030, a indiqué Roch Mark Christian Kaboré, à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre la désertification.

Selon le président du Faso, la restauration et la réhabilitation de ces terre correspondent à «55% de la superficie totale des terres dégradées du pays et permettrait de nourrir plus de 6millions de personnes supplémentaires à l’horizon 2030 ».

Il avait à ses côtés ses homologues du Niger Mahamoudou Issoufou et du Mali Ibrahim Boubacar Keita et la secrétaire exécutive de la Convention des Nations-unies contre la désertification Monique Barbut.

Le Burkina Faso a été choisi pour abriter les activités entrant dans le cadre de la Journée mondiale de lutte contre la désertification, prévues du 14 au 17 juin 2017 et placée sous le thème « Notre terre, notre maison, notre futur ».

«Cette commémoration nous rappelle les dangers de la désertification, de la dégradation des terres, de la sécheresse dans le monde et les efforts à consentir pour y faire face», a poursuivi le chef de l’Etat Burkinabè.

De son avis, «chaque année, 12 millions d’hectares de terre productives sont perdus à l’échelle planétaire avec les déplacements des familles vers les zones plus humides, l’accroissement du chômage des jeunes, le développement du terrorisme… et le changement climatique risque d’accélérer et d’en empirer notamment dans les zones arides qui représentent environ un quart de la surface terrestre».

Tout en saluant le projet ‘’Promouvoir la gestion durable des terres dans les zones sujette à la migration en Afrique de l’ouest’’, mis en œuvre entre 2014 et 2016 au Burkina Faso, au Niger et au Sénégal, M. Kaboré a appelé à la Coopération internationale effective, au développement des technologies vertes intégrées et la mise en commun de bonnes pratiques de gestion des terres.

Monsieur Kaboré a par ailleurs rendu un vibrant hommage au Burkinabè Arba Diallo (décédé en février 2014), grand artisan de l’organisme onusien de lutte contre la désertification selon lui, pour avoir dirigé la structure pendant de longues années en qualité de secrétaire exécutif.

«C’est en reconnaissance de cela qu’une rue a été baptisée ce jour même (jeudi 15 juin 2017) en son nom pour perpétuer sa mémoire et inspirer les générations future», a-t-il confié.

La cérémonie a été également marquée par l’appel du Cardinal Philippe Ouédraogo à tous les Croyants afin qu’ils se solidarisent à cette bataille contre la désertification et l’appel à l’action de Ouagadougou sur les emplois liés à l’exploitation de la terre.

Pour le président Kaboré, cet appel de Ouagadougou est un «résumé quasi -exhaustif de l’actualité mondiale et africaine».

« Et nous chefs d’Etats du Mali, du Niger et du Burkina Faso, de concert avec nos pairs de la sous –région, prenons l’engagement d’œuvrer à la promotion des partenariats mondiaux régionaux pour l’investissement dans la réhabilitation et la gestion durable des terres à toutes les tribunes d’échanges que nous aurons», a-t-il promis.


rs/ata
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