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Journée du patrimoine mondial africain : message conjoint du ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation et du ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme
Publié le samedi 6 mai 2017  |  Service d’Information du Gouvernement
Le
© Autre presse par dr
Le Président du Faso sur les Ruines de Loropéni




La célébration annuelle de la journée du Patrimoine Mondial Africain, chaque 05 mai, a été instituée par la résolution n°53 du 17 novembre 2015 de la 38e Conférence Générale des Etats Parties de l’UNESCO. Cette journée vise à sensibiliser l’opinion africaine et internationale sur le patrimoine africain et à favoriser la coopération à l’échelle locale, régionale, et globale, en vue d’une participation accrue des acteurs dans la conservation et la promotion de l’héritage africain.
Au moment où l’Unesco, notre organisation commune spécialisée dans la protection et la promotion de la culture à l’échelle mondiale, commémore la journée du patrimoine africain de l’année 2017, le Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, assurant la Présidence de la Commission nationale pour l’UNESCO, et le Ministère de la culture, des arts et du tourisme assurant la vice-présidence ne pouvaient passer sous silence cet important événement.
Nous nous joignons donc à l’Unesco pour souhaiter une très bonne célébration à tous les pays africains et à tous les professionnels du patrimoine culturel.
C’est également le lieu de remercier l’Unesco d’avoir choisi notre pays, le Burkina Faso, pour abriter la deuxième édition du forum des jeunes africains sur le patrimoine mondial et un séminaire scientifique international dont les thèmes portent sur la problématique de la promotion et de la protection du patrimoine africain : enjeux défis et perspectives.
Ce choix de notre pays pour abriter ledit forum n’est pas fortuit et témoigne certainement de son engagement à fonder son développement sur sa culture, sur la culture de la soixantaine de communautés ethnoculturelles qui compose le Burkina Faso. En effet, le Burkina Faso, depuis la ratification de la Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel, en 1987, ne ménage aucun effort pour la conservation durable des biens culturels et naturels de son patrimoine culturel immobilier. Un cadre juridique de protection dudit patrimoine a été mis en place avec la loi n°24/AN 2007 du 13 novembre 2007 portant protection du patrimoine culturel, la loi n°003-2011/AN du 05 avril 2011 portant Code forestier au Burkina Faso et j’en passe. Des inventaires et documentation dudit patrimoine sont menés et en 2009, le Burkina Faso a inscrit son premier bien, « les Ruines de Loropéni » sur la prestigieuse Liste du patrimoine mondial.
Le patrimoine culturel est considéré comme l’ensemble des biens et des éléments transmis de génération en génération et que chaque génération a la charge de transmettre à la suivante. Il faut transmettre le patrimoine, qu’il soit culturel ou naturel parce qu’il fait partie des « grandeurs des siècles passés » et est une partie intégrante « des valeurs de civilisation ». Il permet de connaître le passé et qui, connaît le passé, est éclairé pour l’avenir.
En raison du fait que le patrimoine culturel touche à toutes les dimensions de l’homme, il apparait de facto comme un instrument transversal pouvant servir à éduquer sur tous les aspects et plans.
C’est à ce niveau que nos deux départements ministériels sont considérés comme les chantres non pas seulement de la valorisation de ce patrimoine mais de son exploitation judicieuse pour résoudre les problèmes cruciaux du moment des populations.
C’est pourquoi, à l’occasion du 5 mai, journée du patrimoine mondial africain, nous lançons un appel à tous les acteurs afin qu’ils intègrent aussi au cœur de leur actions, le souci de la protection, de la valorisation et de la préservation du patrimoine national. Chaque citoyen burkinabè doit s’ériger en défenseur du patrimoine national.
Nous en appelons donc à une mobilisation citoyenne et générale pour une protection plus accrue des biens de notre patrimoine culturel et naturel et pour défense de nos valeurs culturelles, socles sur lesquels nous voulons et devons bâtir notre modèle endogène de développement.
Les plus hautes autorités de notre pays, pour leur part, mettent les bouchées doubles pour une conscientisation plus accrue sur les enjeux de cette valorisation du patrimoine culturel. Une synergie d’actions sectorielles est mise en œuvre pour accompagner cette démarche avec une déclinaison des activités concrètes et des formes de soutiens aux groupes professionnels et aux associations œuvrant dans cette optique.
Nous invitons donc toutes les couches sociales à une adhésion à ses activités et à une participation au renforcement du rayonnement de notre culture, car comme le disait Joseph Ki-Zerbo (1992), « Si nous ne maîtrisons pas la connaissance de nos propres réalités et celles de notre environnement naturel et social, nous aurons beau avoir les yeux grands ouverts sur nos écrans de télévision, ce sont les yeux ouverts que nous irons au précipice ».
Vive la culture burkinabè
Vive le patrimoine africain

Pr Alkassoum MAIGA
M. Tahirou BARRY
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