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Soutien des réfugiés : L’UNHCR peaufine son plan stratégique 2018-2019
Publié le jeudi 23 mars 2017  |  Sidwaya
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© aOuaga.com par A.O
Le bureau du Haut-commissariat des Nations unies (HCR) au Burkina a organisé un atelier national de planification 2017-2018 le 7 mars 2016 à Ouagadougou. Photo : Gogo Hukpotie, représentante du HCR au Burkina




Le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés au Burkina Faso a organisé, le mercredi 22 mars 2017 à Ouagadougou, un atelier-bilan de ses réalisations en 2016 pour présenter ses activités de l’année en cours et dévoiler sa vision opérationnelle 2018-2019.

La situation des réfugiés maliens dont le nombre va croissant en raison du contexte sécuritaire dans le Sahel préoccupe particulièrement les humanitaires. En effet, elle était, au cœur d’un atelier organisé par le Haut-commissariat des Nations unies pour les refugiés (UNHCR), le mercredi 22 mars 2017 à Ouagadougou. C’était en présence des autorités politiques, de corps diplomatiques, de partenaires techniques et financiers, de représentants d’agences du système des Nation unies et d’autres structures qui interviennent dans le domaine humanitaire. A cette occasion, il s’est agi, pour la représentation de l’UNHCR au Burkina Faso, de dresser, d’abord, le bilan de ses réalisations de l’année 2016, de présenter, ensuite, ses activités prévues en 2017 et de partager, enfin, sa vision stratégique 2018-2019 en vue de la parfaire aux termes des échanges.
L’objectif de l’atelier, selon la représentante de l’UNHCR au Burkina Faso, Gogo Hukportie, est de discuter et de s’accorder sur les grandes lignes des projets que son institution entend mettre en œuvre pour les années à venir au profit des réfugiés et des personnes apatrides où à risque d’apatridie au Burkina Faso. Pour ce faire, elle a dressé une liste de défis à relever. Il s’agit, a-t-elle énuméré, de la montée de l’insécurité dans le Sahel, de la rareté des ressources financières et de la problématique de l’assistance et de la protection des réfugiés.

L’afflux des migrants exacerbé par le contexte sécuritaire dans le Sahel

Malgré les efforts de paix consentis par les différents protagonistes dans le passé, a fait savoir Mme Hukportie, la situation sécuritaire au Nord du Mali reste malheureusement volatile de nos jours à cause « des violentes attaques djihadistes et des assassinats qui y sont perpétrés». Ce qui, pour elle, est de nature à dissuader toute tentative de regagner le bercail. « Nous comptons encore 32 498 réfugiés maliens qui bénéficient de notre protection et assistance. La plupart ont déjà cinq années d’exil au pays des Hommes intègres», a-t-elle justifié. La rareté des ressources financières pour la mise en œuvre des opérations pour soulager les populations déplacées en est la conséquence.
En vue d’accroître ses capacités d’assistance et de protection des réfugiés, l’UNHCR/Burkina Faso entend adopter, à la faveur de l’atelier, un plan-pays 2018-2019 en phase avec les priorités déclinées dans le Plan national de développement économique et social (PNDES) et dans le plan cadre des Nations unies pour le développement. Il envisage, également, renforcer les projets de résilience et d’autonomisation et promouvoir la coexistence pacifique entre refugiés et populations autochtones. L’UNHCR/Burkina Faso compte, en outre, offrir un meilleur cadre de vie aux populations déplacées à travers l’utilisation de l’énergie renouvelable. « En vue de renforcer les capacités des structures de l’Etat, nous envisageons une rétrocession progressive de certaines de nos infrastructures scolaires et sanitaires aux autorités locales », a ajouté Mme Hukportie. L’atteinte de ces objectifs passe, selon elle, par le renforcement de la collaboration et du partenariat entre l’UNHCR/Burkina Faso, les agences du système des Nations unies et le gouvernement burkinabè.

L’UNHCR dans la lutte contre le terrorisme

Par ailleurs, la représentante de l’UNCH au Burkina Faso a exprimé sa gratitude au gouvernement burkinabè qui, à l’entendre, « ne s’est point lassé d’abriter les demandeurs d’asile sur son territoire malgré les nombreux défis tant sécuritaire, politique et socio-économique auxquels il fait face ». Cet engagement, selon le représentant du ministre en charge des affaires étrangères, Dieudonné Désiré Sougouri, se veut une marque de solidarité aux « populations sœurs » du Mali qui subissent, elles aussi, la terreur des « forces du mal ». Et de promettre que « les autorités burkinabè ne ménageront aucun effort pour accompagner la république sœur du Mali dans ses efforts de paix durable qui favoriseraient le retour organisé des réfugiés ».
Concernant la sécurisation du Nord du Burkina, l’institution onusienne, par la voix de son premier responsable, a réaffirmé sa disponibilité à accompagner le gouvernement burkinabè dans ses efforts de lutte. Le représentant du ministre en charge des affaires étrangères a, pour sa part, laissé entendre que les autorités burkinabè mettront davantage à contribution les forces de défense et de sécurité pour vaincre le terrorisme et offrir un environnement sécurisé aux populations et aux réfugiés. Quant à son combat contre l’apatridie, l’UNHCR s’est fixé pour mission de consolider les acquis engrangés et de faire de la sensibilisation de masse son cheval de bataille.

Joanny SOW
Awa CISSE
(Stagiaire)
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