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Fronde sociale: Le gouvernement burkinabè demande aux syndicats de "marquer une trêve" pour "préserver la paix"
Publié le dimanche 26 fevrier 2017  |  Alerte-info
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© Ambassade par D.R
A quelques jours de l’ouverture de la conférence des partenaires du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES), prévue à Paris les 7 et 8 décembre, le Premier ministre Paul Kaba Thiéba a fait le point de l’état d’avancement des préparatifs de cette importante rencontre dans la soirée du 4 décembre 2016 à Paris en France




Le chef du gouvernement burkinabè Paul Kaba Thiéba a demandé samedi à l’Unité d’action syndicale (UAS) de "marquer une trêve" en vue de "préserver la paix sociale" dans le pays en proie à de multiples revendications des différentes corporations, a constaté un journaliste de ALERTE INFO à Ouagadougou.

"Vous l’aurez tous constaté qu’aux lendemains immédiats de la rencontre annuelle gouvernement-syndicats, et alors même que nous nous apprêtions à en tirer toutes les leçons et à mettre en œuvre les engagements convenus, le front social est à nouveau en proie à une nouvelle tempête marquée par des mouvements itératifs, exactement comme il y a de cela quelques mois", a déclaré le Premier ministre Paul Thiéba, qui a demandé la trêve pour faire "avancer le pays et ne pas hypothéquer son avenir".

Le gouvernement dit "comprendre et respecte la lutte syndicale orientée vers l’amélioration des conditions de vie et de travail des employés qu’ils soient du public ou du privé", mais "comprend moins l’installation progressive d’une pratique de lutte, qui se mue en tradition, et à travers laquelle tous les points de revendication sont quasiment au même niveau d’importance et donnent lieu à des débrayages systématiques, souvent sans préavis, sous la forme de sit-in, de boycott d’activités professionnelles spécifiques quand ce ne sont pas des grèves intempestives ou à répétition", selon M. Thiéba.

Pour lui, ainsi, "tout se passe comme, si les yeux fermés, certains travailleurs n’ont plus la moindre affection pour le bien commun et pour l’équilibre de l’Etat. Tous les moyens sont bons pour obliger l’Etat à accroître les avantages même secondaires, au risque d’engager notre pays dans une escalade et un cycle sans fin".

"Pour le chef de gouvernement que je suis, je me pose naturellement des questions sur les motivations de cette agitation frénétique et contagieuse qui, de toute évidence menace la paix sociale, affaiblit l’Etat et hypothéquer les chances de développement de ce pays", a-t-il continué, ajoutant que dans "notre fonction publique se déploient des rivalités impitoyables voire des guerres de tranchées entre les corporations".

Pour le chef du gouvernement burkinabè, le banquier Paul Kaba Thiéba, cette situation peut "s’expliquer par la volonté à peine voilée de certaines organisations et de certains acteurs politiques de se servir d’agitations syndicales comme piédestal pour l’atteinte de leurs objectifs politiciens", indiquant que son propos "ne vise pas à discréditer la lutte syndicale" qui "quoique positive, certains excès de cette lutte peuvent être nuisibles s’ils entrent en conflit avec l’intérêt national".

Paul Thiéba a rappelé la "légitimité" de son gouvernement et du président Roch Kaboré avant d’appeler "ceux qui veulent faire de la politique à laisser le syndicalisme et se battre à la loyale dans l’arène" pour conquérir le pouvoir.

Les six centrales syndicales et la vingtaine de syndicats autonomes "se concerteront" vu "l’ampleur du discours" du Premier ministre "avant de donner une réponse" à la demande du gouvernement, a dit leur porte-parole Paul Kaboré, à la presse, à l’issue de la rencontre.

Depuis près de six mois, le Burkina Faso fait face à de multiples mouvements sociaux des différents syndicats de presque tous les secteurs d’activité, notamment ceux de l’économie, de la santé et de l’éducation.

BBO


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