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Accès à l’eau potable et à l’assainissement : La Croix-Rouge assure la disponibilité du liquide précieux à Dapélogo
Publié le mercredi 15 fevrier 2017  |  Sidwaya
Croix-Rouge
© Autre presse par DR
Croix-Rouge burkinabè: «faire en sorte que la cause humanitaire soit entendue partout»




La Croix-Rouge burkinabè, en collaboration avec la Croix-Rouge de Luxembourg, la ville de Luxembourg, le ministère des Affaires étrangères et le groupement des ONG luxembourgeoises, a réalisé des infrastructures d’adduction d’eau potable et d’assainissement à Dapélogo, commune rurale de la région du Plateau central. L’inauguration a eu lieu, le lundi 13 février 2017 dans la localité.

L’eau courante à volonté et sans grande difficulté est désormais disponible à Dapélogo dans la région du Plateau central. La commune rurale a bénéficié en fait du partenariat entre la Croix-Rouge burkinabè et sa consœur luxembourgeoise associée à la ville de Luxembourg, au ministère luxembourgeois des Affaires étrangères et au groupement des ONG luxembourgeoises. Ces différents partenaires ont inauguré, le lundi 13 février 2017 à Dapélogo plusieurs ouvrages d’eau et d’assainissement dont 23 pompes à motricité humaine, 1000 latrines et 7 adductions d’eau potable simplifiée. Le partenariat a également offert un bâtiment administratif pour abriter le service technique municipal chargé de l’assainissement de la commune ainsi qu’un château d’eau de 70 000 litres alimenté par un forage de 18 mètres cubes de débit. D’un coût total estimé autour de 1,3 milliard de francs CFA, les ouvrages ont été confiés en régie à la municipalité de Dapélogo à travers son service technique municipal. Selon le président de la Croix-Rouge burkinabè, Denis Bakyono, l’initiative de ce projet a été prise à l’occasion de l’inauguration des d’infrastructures du même type dans la commune rurale de Pabré, trois ans plus tôt. Dapélogo avait exprimé le besoin et les partenaires ont répondu favorablement. La Croix-Rouge burkinabè a assuré la mobilisation des ressources au niveau national et international. Cela entre d’ailleurs dans le sacerdoce que la structure humanitaire s’est donné afin de contribuer au développement économique et social. «Notre sacerdoce c’est de prévenir et alléger les souffrances humaines en mobilisant le pouvoir de l’humanité», a-t-il assuré. En outre, le président Denis Bakyono a souligné que le domaine de l’eau, hygiène et assainissement étant l’un des axes prioritaires du plan stratégique 2016-2020 de la Croix-Rouge burkinabè, l’institution humanitaire s’est fixé le défi majeur de participer à l’accroissement de l’offre en eau potable et assainissement afin de réduire la corvée d’eau et soulager les souffrances des populations.


Un accès universel à l’eau potable d’ici à 2030


Son partenaire directeur général adjoint de la Croix-Rouge luxembourgeoise, Marc Crochet s’est, quant à lui, déclaré fier d’être parvenu au bout de ce projet entamé il y a trois ans. «Ce sont des infrastructures assez importantes, qui ont réuni diverses compétences luxembourgeoises et burkinabè. Notre mission principale est bien sûr d’intervenir dans les situations d’urgence, mais on est toujours ravi d’aider aussi au développement», s’est-il exprimé. La satisfaction s’est ressentie également du côté des autorités étatiques, notamment chez Mme le gouverneur de la région du Plateau central, Fatoumata Benon, représentant le ministre de l’eau et de l’assainissement, Niouga Ambroise Ouédraogo. Saluant ce partenariat fructueux qui rend disponible l’eau potable aux populations à Dapélogo, la gouverneure a toutefois relevé des inégalités qui se présentent, a-t-elle dit, sous forme de défi pour l’accès à l’eau potable. «Le mètre cube d’eau coûte 188 F sur les branchements particuliers alors qu’il peut atteindre 500 F CFA sur les bornes fontaines en milieu rural. Et le taux d’accès à l’eau potable varie entre 23% et 99% à travers le pays», a-t-elle mentionné, entre autres.
Mme Benon a également rappelé l’objectif d’un accès universel aux services d’eau potable et la fin de la défécation à l’air libre d’ici à 2030 au Burkina Faso. D’où l’importance de l’intervention des partenaires au développement, selon elle. Et d’appeler la municipalité et les populations bénéficiaires à un bon entretien des ouvrages. Parmi les premiers bénéficiaires, Pauline Dipama, une mère de 7 enfants, jubilait. «On s’approvisionnait en eau à travers une pompe manuelle. C’était assez laborieux, et l’eau ne suffisait pas souvent si bien qu’on pouvait passer toute une matinée à attendre, alors que les enfants attendaient d’aller à l’école…», a-t-elle lancé.


Fabé Mamadou OUATTARA
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