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Insécurité à Ouaga : les comités de défense de l’insurrection pour la création de groupes d’auto-défense
Publié le lundi 13 fevrier 2017  |  CDAIP
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© aOuaga.com par Séni Dabo
An I du putsch avorté du 16-Septembre : des insurgés veulent commémorer l`événement
Mardi 6 septembre 2016. Ouagadougou. Les premiers responsables de la Coordination des comités de défense des acquis de l`insurrection populaire (CDAIP) de la capitale burkinabè ont animé une conférence de presse pour annoncer la commémoration du premier anniversaire du putsch avorté du 16-Septembre




Mobilisons-nous contre l’insécurité grandissante et inquiétante dans nos quartiers et secteurs, mettons en place des groupes d’auto-défense populaires et révolutionnaires pour assurer notre propre sécurité !
L’actualité ces derniers mois dans la ville de Ouagadougou est dominée par une poussée sans précédent de l’insécurité qui frappe les gens du peuple. Cette insécurité grandissante et inquiétante vient aggraver encore plus la détresse sociale et économique qui est déjà à des proportions inégalées : vie chère, morosité économique, absence de justice sociale, absence de perspectives pour la jeunesse, etc. Par cette déclaration, la Coordination des CDAIP de la ville de Ouagadougou, conformément à sa mission de défense et d’approfondissement des acquis de l’insurrection et de la résistances populaires pour un véritable changement en faveur du peuple, appelle le peuple de Ouagadougou à la mobilisation et à la lutte. En effet, il ne se passe plus un jour sans que dans plusieurs endroits de la ville de Ouagadougou, des personnes ne soient victimes de vols, de braquages à main armées suivies de blessures et de pertes en vies humaines. Des boutiques, des agences de microfinance, de transfert d’argent (notamment les agences Airtel money), des domiciles, etc. sont l’objet d’attaques au quotidien par des malfrats qui emportent divers biens d’honnêtes citoyens : mobylettes, téléviseurs, meubles, bouteilles de gaz, téléphones et de fortes sommes d’argent. A titre d’exemples : en mi-décembre 2016, quinze (15) boutiques ont été littéralement dévalisées en une nuit dans le quartier Zongo. Des biens et d’importantes sommes d’argent ont été emportées. Des propriétaires de boutiques ont été blessés dont certains grièvement. La cohorte de malfrats a mis près de 3 heures (entre 0h et 3 h du matin) pour mettre en œuvre son forfait sans que les forces de sécurité ne se donnent les moyens d’intervenir pour sauver les populations en danger de mort. Plus récemment, le 22 janvier 2017, une boutique à côté du marché Sankaryaaré dans le quartier Dapoya a été braquée aux environs de 19h par des bandits qui ont emporté une somme importante d’argent et tué par balles deux personnes dont une jeune fille. Des cas similaires sont légion ces derniers mois. Trop c’est trop !
L’insécurité que vivent les populations dans notre ville est accentuée par la grave menace sécuritaire que font peser sur notre peuple le terrorisme djihadiste et le grand banditisme transfrontalier, qui sévissent dans le nord du pays particulièrement dans les provinces du Soum et de l’Oudalan. Légitimement, l’on peut se demander pourquoi cette flambée de l’insécurité aussi bien dans la ville de Ouagadougou que dans d’autres localités ? Pour les CDAIP, c’est la grave crise politique , sociale et morale que vit notre peuple, née de la gouvernance fondée sur le vol et l’impunité, le pillage des ressources naturelles (minières et foncières), les détournements des deniers publics, dont se sont enrichis les hommes du pouvoir depuis plus de 30 ans, gouvernance qui a plongé les populations dans une misère noire, obligeant certaines personnes, notamment les jeunes, à se convertir au vol et à la délinquance, à se faire recruter dans les réseaux terroristes, qui est la cause fondamentale de la crise sécuritaire que traverse notre pays. Aussi, notre peuple est une victime innocente des conséquences des accointances du système Compaoré (dont sont issus les dignitaires du pouvoir actuel) avec divers groupes djihadistes-terroristes et de narcotrafiquants à qui il a offert gîte et couvert avec la complicité de certaines puissances impérialistes qui disposent de bases et forces militaires dans notre pays. La situation actuelle est inacceptable et les populations doivent exiger des comptes à ceux qui, au nom des leurs intérêts de clans, hier comme aujourd’hui, ont mis et continuent de mettre notre peuple en insécurité !
Face à l’insécurité grandissante dans la ville de Ouagadougou et vu que l’appareil d’Etat actuel montre son incapacité manifeste à garantir la sécurité aux populations, les CDAIP appellent les populations de la ville de Ouagadougou à :
- S’organiser et mettre en place des CDAIP dans les quartiers, secteurs et yaars pour défendre et approfondir les acquis de l’insurrection populaire (espoirs de jugement des crimes économiques et de sang, d’amélioration des conditions de vie du peuple, d’emploi pour la jeunesse, …) que le pouvoir MPP est en train de brader. La lutte pour la défense et l’approfondissement des acquis de l’insurrection et de la résistance populaires est une lutte pour la quête de la sécurité sociale dont dépend la sécurité physique ;
- S’organiser et mettre en place de façon autonome des groupes d’auto-défense populaires et révolutionnaires pour assurer leur propre sécurité dans les lieux de travail et d’habitation ;
- Dénoncer et exiger le départ des bases militaires étrangères, françaises et américaines, de notre pays.

Pour le Bureau de la Coordination des CDAIP de la ville de Ouagadougou
Elie TARPAGA
Président

N.B : le surtitre et le titre sont du site
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