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Burkina : L’Assemblée nationale est «mal gérée» par un «homme fort», selon le principal parti d’opposition
Publié le vendredi 3 fevrier 2017  |  AIB
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© aOuaga.com par Séni Dabo
Bureau de l`Assemblée nationale, commissions générales : l`UPC dénonce la mainmise de la majorité
Mercredi 10 février 2016. Ouagadougou. Le groupe parlementaire de l`Union pour le progrès et le changement (UPC) a animé une conférence de presse pour faire le point de la première session inaugurale de l`Assemblée nationale. Photo : Alitou Ido, président du groupe parlementaire UPC




Ouagadougou, le 2 fév. 2017 (AIB)-L’Assemblée nationale burkinabè est «mal gérée» dans ses aspects financier et managérial par son président Salifou Diallo, un «homme fort» qui y règne en «territoire incontesté», a dénoncé jeudi le principal parti d’opposition, l’Union pour le progrès et le changement (UPC).

«Notre Assemblée nationale constitue le territoire incontesté de Salifou Diallo, qui y confond à souhait ses deux fonctions : celle de président du MPP (Mouvement du peuple pour le progrès, parti au pouvoir, Ndlr) et celle de président de l’Assemblée nationale», a dénoncé jeudi lors d’un point de presse, le député Alitou Ido, président sortant du groupe parlementaire UPC.

Il a regretté que du point de vue de la gestion managériale, le parlement burkinabè est géré par «un homme fort aux commandes», en la personne du président de l’Assemblée nationale, Salifou Diallo.

«Ainsi que vous pourriez le constater, le +plus rien ne sera comme avant+ ne concernerait nullement ni la gestion managériale, ni la gestion financière de l’Assemblée nationale», a relevé le député Alitou Ido.

Pour M. Ido, il faudrait davantage une «attitude racée et très veloutée» dans l’approche du président du parlement, afin de «ne pas heurter les différentes sensibilités politiques qui composent l’Assemblée nationale».

D’après le député, l’Assemblée nationale est mal gérée dans ses aspects financier et managérial.

Evoquant le volet financier, le président du groupe parlementaire UPC a rappelé que la dépense de l’institution s’élève à un budget annuel de 15 milliards de FCFA.

«A cela il faut ajouter les différents fonds en négociation avancée avec fortes promesses de financement du plan stratégique de développement de l’Assemblée nationale d’une vingtaine de milliards de FCFA», a poursuivi le député Alitou Ido.

Et le député de se demander «pourquoi le MPP a-t-il refusé ce principe fort simple de la bonne gestion financière de l’Assemblée nationale dès entrée de jeu, en n’acceptant aucun député de l’opposition à la questure (structure qui gère les fonds à l’hémicycle, Ndlr) ?».

De son avis, une fois l’opposition à la questure, cela permettrait naturellement de suivre l’ensemble des flux financiers et de dénoncer tout écart de gestion financière.

Pour une bonne gestion de l’Assemblée nationale du Burkina Faso, les députés du groupe parlementaire UPC appellent à «une participation plus active des 2e et 3e vice-présidents de l’Assemblée qui sont de l’opposition à la gestion stratégique de notre parlement».

Ils plaident également pour une entrée de l’opposition dans la questure et souhaitent qu’une enquête parlementaire de l’opposition soit diligentée sur la gestion financière de l’Assemblée nationale dans son entièreté.

A l’issue des législatives de novembre 2015, l’Union pour le progrès et le changement (UPC) avec 33 députés, s’est positionnée comme la principale force de l’opposition burkinabè. Le parti est arrivé en 2e position, après le MPP (55 élus).

La configuration de l’Assemblée nationale du Burkina Faso donne cinq groupes parlementaires. Il s’agit des groupes parlementaires Burkindlim, UPC, MPP, CDP (Congrès pour la démocratie et progrès, ex parti au pouvoir) et Paix, justice et réconciliation nationale (PJRN).

ak/ ata
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