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Groupe d’autodéfense Koglweogo au Burkina : une force armée à canaliser
Publié le lundi 23 janvier 2017  |  Alerte Info
Les
© Autre presse par DR
Les Koglweogo




Risque d’affrontement avec des chasseurs dozos de l’Ouest burkinabè, sévisses corporels et perceptions d’amande, les groupes d’autodéfense créé en 2015 se présentent sur le territoire du Burkina comme une force armée à canaliser en vue d’amoindrir leurs dérives de plus en plus décriées.

L’insécurité grandissante, ponctuée par des attaques armées qualifiées de "terroristes", trouble la quiétude des citoyens. Ceux-ci ont pris l’initiative de se constituer en groupes d’autodéfense dénommée Koglwéogo pour se sécuriser eux-mêmes.

Les membres de ces structures d’auto-défense armés de fusils de chasse défient très souvent l’autorité qui a sans cesse promis de les encadrer.

C’est ainsi que le gouvernement a adopté le 5 octobre 2016 un décret pour intégrer les Koglwéogo dans le dispositif de la police de proximité.

Un encadrement qui tarde à se concrétiser

L’encadrement des éléments des groupes Koglwégo tant promis par les autorités burkinabè tarde à se concrétiser.

Après avoir évité en février 2016 un affrontement entre membres de Koglwéogo et forces de l’ordre à Sapouy (centre-sud), à la suite du décès d’un présumé voleur de bœufs, qui avait été molesté, les exactions de ces structures d’autodéfense se poursuivent.

Des présumés voleurs arrêtés par des membres de Koglwéogo sont torturés et astreints à payer des amandes qui sert au fonctionnement de ces groupes d’autodéfense.

Le 13 juin 2016, le ministre burkinabè de la Sécurité intérieure Simon Compaoré a demandé aux éléments de Koglwéogo, de s’inscrire dans "une démarche républicaine", leur interdisant, sous peine de sanctions, "les séquestrations, sévices corporels, traitements humiliants et dégradants, cotisations forcées, amendes et les déplacements en groupe avec port ostensible d’armes à feu ou d’armes blanches".

Expansion de Koglwéogo

En 2015 les groupes Koglwéogo se sont installés un peu partout sur le territoire burkinabè. Mais l’expansion de ces structures d’autodéfense rencontre très souvent des oppositions de certaines populations.

Après l’altercation entre manifestants à Kongoussi et membres de Koglweogo contre leur implantation dans la localité, c’est autour des dozos de l’ouest qui s’opposent à la mise en place de ce groupe dans cette partie du territoire burkinabè.

Cette situation à contraint le ministre de la Sécurité Simon Compaoré de se déplacer, début janvier, dans la région à la recherche de solution pour apaiser la tension.


DZO
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