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Bassolma Bazié, porte-parole de la CCVC: « Les hommes politiques (…) tirent rarement leçon des évènements historiques »
Publié le vendredi 18 novembre 2016  |  Le Pays
Engagements
© aOuaga.com par Séni Dabo
Engagements de la rencontre gouvernement/syndicats de 2015 : le collectif CGT-B exige un chronogramme de mise en oeuvre
Jeudi 31 mars 2016. Ouagadougou. Centre d`éducation ouvrière. Le collectif syndical CGT-B (Confédération générale du travail du Burkina) a animé une conférence de presse pour exiger du gouvernement un chronogramme de mise en oeuvre des engagements pris dans le cadre des négociations gouvernement/syndicats de 2015. Photo : Bassolma Bazié, porte-parole du collectif CGT-B




En prélude à la commémoration du 18e anniversaire de l’assassinat du journaliste Norbert Zongo, les membres de la coordination nationale de la Coalition nationale de lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés (CCVC) ont animé une conférence de presse le 17 novembre 2016 à Ouagadougou. Il s’est agi pour Bassolma Bazié et ses camarades de décliner non seulement les grandes activités prévues pour se tenir dans ce cadre, mais aussi d’exprimer leurs attentes vis-à-vis des nouvelles autorités.

Vérité et Justice d’abord. C’est ce que réclament les structures faîtières en charge de l’organisation de la commémoration du 18e anniversaire de l’assassinat du journaliste Norbert Zongo et ses compagnons d’infortune. Il s’agit de la CCVC et du bureau du Collectif des organisations démocratiques de masse et de partis politiques (CODMPP) dont les membres ont animé une conférence de presse le 17 novembre dernier. Pour le porte-parole de ces structures, Bassolma Bazié, il ne peut pas y avoir de réconciliation nationale, tant que la vérité et la justice resteront dans les tiroirs. « La trilogie, vérité, justice et réconciliation est à défendre. Nous exigeons qu’il y ait d’abord la vérité sur les crimes économiques et de sang, puis la justice avant de parler de réconciliation nationale », a-t-il soutenu. Ferme dans sa position, le syndicaliste  pense que « les hommes politiques au pouvoir ou dans
l’opposition, tirent rarement leçon des évènements historiques ». Ils sont oublieux, les a-t-il qualifiés. « Il est essentiel de les interpeller car lorsque les gens ne sont pas dans les chaises présidentielles et ministérielles, il y a un langage qu’ils tiennent. Quand ils s’y retrouvent, le langage change », a-t-il constaté. C’est ce qui l’amènera à soutenir qu’il est du devoir du mouvement syndical et des autres organisations de défense des droits de l’Homme de rester en veille et au front pour les interpeller. Car, a-t-il poursuivi, le sacrifice consenti par le peuple burkinabè au nom de la démocratie, ce n’est pas pour que des gens aillent dormir sur des fauteuils présidentiels et ministériels. « C’est pour apporter des solutions aux différentes préoccupations (….). Il faut que les politiques aient cela en tête : on ne commande pas le peuple comme un troupeau de moutons », a-t-il fait savoir.

Quid de la commémoration du 18e anniversaire de l’assassinat de Norbert Zongo ?

Parlant de la commémoration du 18e anniversaire de l’assassinat du journaliste Norbert Zongo et ses compagnons d’infortune, M. Bazié a souligné que l’évènement sera célébré, cette année, sous le signe de l’interpellation citoyenne.  Elle ne se limitera pas seulement à la lutte contre l’impunité, elle sera élargie à la lutte contre la vie chère et pour l’approfondissement des libertés démocratiques, syndicales et politiques. Valeurs fondamentales que le journaliste, feu Norbert Zongo, défendait bec et oncle. Cette journée consistera, selon Basssolma Bazié, à rendre non seulement
hommage à Norbert Zongo et ses compagnons d’infortune, mais aussi à Flavien Nébié, Boukari Dabo, aux victimes de l’insurrection d’octobre 2014 et de la résistance au putsch du 17 septembre 2015 et à toutes les autres victimes. Au programme de la commémoration, il est prévu, le 13 décembre 2016, à Ouagadougou, un rassemblement au cimetière de Gounghin à partir de 7h, pour le dépôt de gerbes de fleurs et le recueillement sur les tombes de Norbert Zongo et ses compagnons, sur celles des martyrs de l’insurrection populaire et de la résistance au putsch de 2015 et aux autres victimes. A 9h, le même jour, un rassemblement est prévu à la Place de la Nation pour une marche-meeting. En marge de ces activités, la CCVC, à travers ses structures membres, prévoit d’autres activités. En effet, le REN-LAC prévoit l’organisation de journées nationales de refus de la corruption. Le MBDHP a programmé un panel sur la justice le 10 décembre 2016 et l’ODJ envisage une journée de soutien aux peuples africains en lutte, le 26 novembre prochain. En plus des tournées régionales déjà entamées par l’Unité d’action syndicale (UAS), le collectif syndical CGT-B prévoit, quant à lui, une rencontre de sa Coordination nationale le 3 décembre prochain, à la Bourse du travail de Ouagadougou. A la question de savoir comment évolue le dossier Norbert Zongo au niveau de la Justice, le porte-parole de la CCVC et du CODMPP, Bassolma Bazié, a souligné qu’ils attendent véritablement que le cabinet des avocats en charge du dossier, qui continue d’ailleurs de rassembler un certain nombre d’éléments, puisse leur donner des précisions.

Mamouda TANKOANO
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