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Changements climatiques: Donald Trump reviendra sur son intention d’annuler l’Accord de Paris (ministre Bassière)
Publié le vendredi 11 novembre 2016  |  AIB
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© aOuaga.com par G.S
Présidence du Faso : le nouveau gouvernement prend contact avec le chef de l`Etat
Mercredi 13 janvier 2016. Ouagadougou. Présidence du Faso. Le nouveau gouvernement avec à sa tête le Premier ministre Paul Kaba Thièba a eu sa première prise de contact avec le chef de l`Etat Roch Marc Christian Kaboré. Photo : Batio Bassière, ministre de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique




Marrakech, 10 nov. 2016 - Le nouveau président américain Donald Trump qui avait annoncé son intention d’annuler l’Accord de Paris sur le climat en cas de victoire, reviendra sur sa décision et accompagnera même le processus, a assuré le ministre burkinabè en charge de l’Environnement, Nestor Batio Bassière.

Avec l’élection hier mercredi de Donald Trump aux USA, des craintes et inquiétudes se font déjà jour au sein des décideurs et spécialistes des questions environnementales, réunis depuis quelques jours dans la capitale touristique du Maroc.

«Il y a eu des élections aux Etats-Unis, mais le climat n’a pas besoin que tu sois amoureux de lui. De toute façon, que tu veuilles ou pas, tu es obligé de collaborer», a déclaré le ministre burkinabè de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique, Nestor Batio Bassière.

Lors de la campagne présidentielle aux USA, le candidat Donald Trump avait fait part de son intention d’annuler, en cas de victoire, l’Accord de Paris sur le climat, adopté en 2015.

«Nous sommes tous des politiciens, même ce qui n’est pas réalisable, l’on promet de le faire», s’est voulu rassurant M. Bassière.

«Toute réflexion gardée, je pense que ce ne sont pas des questions liées au président (Obama) qu’il vient de remplacer mais, des questions internationales et le nouveau président élu va accompagner l’Accord de Paris», s’est-il convaincu.

La COP 21 de Paris avait été le cadre de promesses. La présente COP 22 de Marrakech se veut celle de l’action, en allant au-delà des promesses pour embrasser le concret. «Des sommes promises, combien les donateurs mettent dans la caisse? C’est ça que nous voulons à Marrakech», a expliqué M. Bassière.

Pour sa part, l’un des négociateurs burkinabè, Idrissa Semdé, qui était encore, il y a un mois, le point focal du Burkina Faso à la Convention des Nations-unies sur le climat, l’élection de Trump à la tête de la première puissance mondiale pourrait remettre en cause quelques engagements pris par ce pays.

«Cette élection nous fait un peu froid au dos parce que le candidat Donald Trump s’était affiché comme quelqu’un qui semblait vouloir réviser l’Accord de Paris», a rappelé M. Semdé.

L’entrée en vigueur de l’Accord de Paris avait même été précipitée en prélude à l’élection américaine.

Les Etats-Unis sont un partenaire de première importance dans les négociations, au regard de ce qu’ils sont responsables de près de 25% des émissions de gaz à effet de serre.

«Après avoir ratifié ladite convention, les Américains ne peuvent y renoncer qu’après trois ans. Seulement, dans la mise en œuvre, ils peuvent constituer des blocages, ne serait-ce qu’au niveau des financements», a reconnu M. Semdé.

«Qui dit Etats-Unis, doit penser à tout un bloc de pays, des poids lourds qui y sont derrière. Si ce pays prend une décision, automatiquement, elle se répercute sur ces pays. Si ces gens sont animés d’une mauvaise intention, ils pourraient plomber la mise en œuvre de l’accord. C’est ce que nous craignons», a souligné le négociateur burkinabè.

On rappelle que de grands pays comme la Chine et l’Union européenne ont ratifié l’Accord

ss/taa
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