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Le procès de Hissen Habré a démontré que l’Afrique a des fils capables de juger les dossiers les plus durs (Juge Gustave Kam)
Publié le vendredi 14 octobre 2016  |  AIB




Ouagadougou- Le procès de Hissen Habré (du nom de l’ancien président tchadien), a démontré que l’Afrique dispose de fils capables de conduire des dossiers judiciaires considérés comme les plus durs, a déclaré, jeudi à Ouagadougou, le président de la chambre d’assise des Chambres africaines extraordinaires, le Burkinabè Gberdao Gustave Kam, a l’issue d’une audience avec le chef du gouvernement Paul Kaba Thiéba.

«J’ai rencontré le Premier ministre (Paul Kaba Thiéba) pour lui expliquer quelle a été ma mission, à Dakar, au niveau de la Chambres africaines extraordinaires», a confié le juge Kam, à sa sortie d’audience.

Et d’ajouter qu’il a également dit au PM qu’il a terminé sa mission et qu’actuellement «je suis rentré au pays, à effet de me mettre à la disposition du Burkina pour éventuellement d’autres nouvelles batailles».

Gberdao Gustave Kam a rappelé que sa mission à Dakar a porté sur le procès Hissen Habré qui s’est déroulé dans la capitale sénégalaise, entre le 21 avril 2015 et le 31 juillet 2016.

Foi du juge burkinabè, le président Habré était poursuivi de violations graves de droit pénal international à savoir, de crime de guerre, de crime contre l’humanité et également de torture.

Pour le juge Kam, il s’est agi d’un contrat qu’il (juge Kam) a eu à faire avec l’Union africaine (UA) à l’effet d’aller conduire ce procès.

«De manière générale, c’était un procès assez difficile, mais les difficultés n’ont pas été insurmontablespuisque nous sommes arrivés à bout», a-t-il indiqué.

Et de préciser que «ce que l’on peut tirer comme leçon est que l’Afrique a des fils qui peuvent prendre en mains, les dossiers judiciaires, mêmes considérer comme les plus durs qu’il s’agisse dans les juridictions nationales, régionales ou africaines, ou même à la Cour pénale internationale (CPI) qui fait objet de pas mal de débat».

Le verdict du procès de Hissène Habré, après une année et à l’issue de plusieurs interruptions, est tombé le 30 mai 2016 au palais de justice de Dakar où a été localisée pour la circonstance, la cour des Chambres africaines extraordinaires.

L’ancien président Tchad (1882-1990) est condamné, entre autres, à la prison perpétuité et à verser à chacune de ses victimes entre 15.000 et 30.000 euros.

ak/taa
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