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Burkina/putsch : il faut un non-lieu pour l’ex-chef de la diplomatie de Compaoré (avocat)
Publié le vendredi 30 septembre 2016  |  AFP
L`ex-président
© aOuaga.com par DR
L`ex-président burkinabé Blaise Compaoré




Ouagadougou - L’ex-chef de la diplomatie de l’ancien président burkinabè Blaise Compaoré, incarcéré depuis un an pour son rôle présumé dans le putsch manqué de septembre 2015 est un "prisonnier politique" et il doit bénéficier d’un "non-lieu", a déclaré à Ouagadougou l’un de ses avocats.

"Djibrill Bassolé est un prisonnier politique. Le problème politique est au centre des accusations contre M. Bassolé", a déclaré l’avocat français Me Alexandre Varaut, lors d’une conférence de presse.

M. Varaut a accusé les autorités burkinabè de manipuler ce dossier contre son client qui avait vu sa candidature rejetée lors de la présidentielle de 2015 remportée par le président Roch Marc Christian Kaboré.

"S’il était coupable, n’aurait-on pas trouvé autre chose que cette bande?
Si on a fait une chose pareille, ça laisse des traces, des témoins, il y a des
gens qui parlent, il y a des preuves matérielles, il y a des documents mais
ici il n’y a rien", a martelé l’avocat avant de réclamer un "non-lieu" pour
son client.
"Nous ne souhaitons autre chose que l’innocence la plus rapide parce que
l’instruction n’a rien établi qui permette de maintenir l’accusation. Il faut
un non-lieu, c’est la logique", a poursuivi Me Varaut.
Ancien chef de la diplomatie du président Blaise Compaoré, M. Bassolé a été
interpellé le 29 septembre 2015 pour son implication présumée dans le putsch
manqué perpétré le 17 septembre contre le gouvernement de transition mis en
place après la chute de M. Compaoré.
Il est visé par sept chefs d’accusation dont "trahison, associations de
malfaiteurs, complicité de meurtres, complicité de coups et blessures
volontaires" ou encore "incitation à la rébellion".
La justice burkinabè avait inculpé M. Bassolé sur la base de
l’enregistrement d’une conversation téléphonique supposée entre lui et le
président de l’Assemblée nationale ivoirienne Guillaume Soro, dans laquelle
les deux interlocuteurs parlaient du putsch en cours.
Djibrill Bassolé et Guillaume Soro ont tous les deux nié avoir eu cette
conversation, dénonçant une "manipulation".
Le tribunal militaire qui instruit le dossier a renoncé début juin à son
mandat d’arrêt lancé en janvier contre M. Soro, demandant à Abidjan de le
poursuivre.
Le 16 septembre 2015, des soldats du Régiment de sécurité présidentielle
(RSP), l’ancienne garde prétorienne de M. Compaoré, avaient tenté en vain de
renverser le gouvernement de transition mis en place après la chute de M.
Compaoré. Le putsch a échoué grâce à une mobilisation populaire soutenue par
une partie de l’armée.
Au moins une douzaine de personnes sur 71 incarcérées bénéficient d’une
liberté provisoire dans ce dossier.
Le commissaire du gouvernement a annoncé début septembre que le procès sur
le putsch se tiendra d’ici "début janvier".


roh/eak/ms


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