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Le SG du SYNATEL, Soulemane So, à propos de la grève á l’ONATEL : le mot d’ordre sera levé lorsque le DG sera prêt à nous écouter
Publié le mercredi 28 septembre 2016  |  Le Pays
Sit-in
© aOuaga.com par Séni Dabo
Sit-in à l`ONATEL : conférence de presse d`explication du syndicat des travailleurs
Mardi 27 septembre 2016. Ouagadougou. Le Syndicat national des agents des télécommunications (SYNATEL) a animé une conférence de presse pour donner les raisons du sit-in en vigueur depuis le 20 septembre dernier




Le Syndicat national des agents des télécommunications (SYNATEL) a animé le 27 septembre 2016 à Ouagadougou, une conférence de presse pour donner les motifs de la grève qu’il observe, il y a déjà quelques jours de cela. A cette rencontre avec les hommes de médias, le SYNATEL avait à ses côtés la Confédération générale des travailleurs du Burkina (CGT-B).

Le Syndicat national des agents des télécommunications (SYNATEL) est monté au créneau, le 27 septembre 2016, pour décrier la situation qui prévaut au sein de l’ONATEL et qui est à la base de la grève illimitée que le Syndicat observe. Le SG du Synatel, Soulemane SO, a d’emblée soutenu que l’ONATEL ne dispose pas de plan stratégique et navigue à vue. Il a ajouté que la qualité du service de la société s’est considérablement dégradée depuis sa privatisation en 2006. Il a justifié ce qu’il qualifie de baisse de qualité en ces termes : «  En 2006, les pannes les plus longues duraient en moyenne 8 jours ; exceptionnellement, elles pouvaient aller à un mois. En 2016, soit dix ans après, la plupart des pannes sont résolues au-delà de trois mois. Il y en a même qu’on n’arrive pas à résoudre, entraînant au finish la résiliation des contrats d’abonnements et la perte de la ligne par les clients ». Soulemane So a indiqué qu’au niveau de la
gestion financière de la société, on note « une opacité totale » due à la nature du management. Aussi, a-t-il dit, l’ONATEL n’a pas respecté les engagements contenus dans le contrat de cession, qui indique qu’entre 2007 et 2011, l’entreprise devait recruter 243 personnes, soit en moyenne 47 personnes par an. « En 10 ans, il n’a pu faire qu’environ 80 recrutements, ce qui fait une moyenne de 8 par an », a-t-il déclaré. Le Secrétaire général dudit syndicat a évoqué la « disparité de traitement salariale » qui existe entre les nationaux et les Marocains au sein du leader des télécommunications au Burkina Faso. « Le salaire d’un Marocain vaut douze fois celui d’un Burkinabè », a-t-il fustigé. Au regard de tout cela, le premier responsable du SYNATEL a demandé un audit sur la gestion de l’ONATEL depuis sa privatisation, pour pouvoir situer les responsabilités. Il a confié que l’Etat qui possède toujours 26% du capital de l’ONATEL, doit dire à la Direction générale qu’on ne peut pas laisser une grande partie de la société sombrer à cause de « l’ego » d’une seule personne, même si cette dernière est le Directeur général de la société. A la question de savoir pourquoi le syndicat n’a pas déposé un préavis de grève avant d’entamer son mouvement d’humeur, le secrétaire général de la CGT-B, Bassolma Bazié, a laissé entendre qu’il y a des situations devant lesquelles les travailleurs peuvent ne pas envoyer de préavis. Et c’est le cas pour les travailleurs de l’ONATEL qui ont en face d’eux, des dirigeants qui n’hésitent pas à les mépriser, selon Bassolma Bazié. Soulemane So a souligné que le mot d’ordre de grève est bien suivi sur toute l’étendue du territoire national. Il a relevé que les solutions qui peuvent être préconisées, se trouvent entre les mains du DG de l’ONATEL. Il a ainsi appelé les agents à poursuivre la lutte jusqu’à ce que le Directeur général accepte d’ouvrir un dialogue avec le Syndicat. « Nous allons lever le mot d’ordre lorsque le DG sera prêt à nous écouter », a-t-il dit. Soulemane So a invité les populations à la compréhension, parce que, selon lui, le combat que le SYNATEL mène, profitera à tous les Burkinabè.

Sougrinoma Ismaël GANSORE
(Stagiaire)
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