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Résistance populaire au putsch : Des gerbes de fleurs à la mémoire des martyrs
Publié le lundi 19 septembre 2016  |  Sidwaya
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© aOuaga.com par A.O
An 1 du putsch avorté de septembre 2015 : hommage aux martyrs au cimetière de Gounghin
Vendredi 16 septembre 2016. Ouagadougou. Le Premier ministre, Paul Kaba Thièba, et le président de l`Assemblée nationale, Salif Diallo, a déposé une gerbe de fleurs au carré des martyrs à l`occasion du premier anniversaire du putsch avorté du 16 septembre 2015




Le gouvernement burkinabè a organisé, le vendredi 16 septembre 2016, au cimetière municipal de Gounghin, une cérémonie de dépôt de gerbes de fleurs à la mémoire des victimes du coup d’Etat perpétré par le général Gilbert Diendéré et ses hommes de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP) en septembre 2015. Une façon pour la Nation de rendre hommage à ses dignes fils et filles qui ont payé de leur vie pour la démocratie au Burkina Faso.

Vendredi 16 septembre 2016, il est 8 heures 45 minutes. Le cimetière municipal de Gounghin à Ouagadougou est pris d’assaut par des populations qui accourent de toute part. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, cette foule ne vient pas accompagner un parent, un ami ou un collègue disparu, encore moins désherber les lieux. Ces Burkinabè viennent rendre hommage à leurs camarades de lutte tombés sous les balles assassines du tristement célèbre ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP), il y a un an jour pour jour, quand les commandos mettaient fin à la Transition conduite par Michel Kafando. A l’intérieur, le président de l’Assemblée nationale et les membres du gouvernement sous une tente attendent d’un moment à l’autre l’arrivée du Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, pour un dépôt de gerbes de fleurs. Les membres des familles de victimes en rang serré, contemplent avec tristesse le carré délimité qui rassemble les tombes de leurs proches où on peut lire : « Ici, reposent les martyrs de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et du coup d’Etat du 16 septembre 2015 ». A 9 heures, le chef du gouvernement arrive, accueilli juste à l’entrée du lieu de repos éternel par la fanfare pour le salut du drapeau et les honneurs militaires. Puis, s’en suit le moment solennel. Le Premier ministre et le président de l’Assemblée nationale, Salifou Diallo, placent des gerbes de fleurs au pied des tombes des martyrs, sous le regard des familles.

Le devoir de mémoire comme justice

L’instant est court mais très douloureux, en témoignent les grosses larmes qui dégoulinent sur les visages ou les sanglots qui éclatent sporadiquement dans la foule. Compassion, émotions et consternation se lisent facilement chez les uns et les autres, rattrapés certainement par les souvenirs douloureux des vides laissés par « les martyrs » arrachés à leur affection par la garde prétorienne de l’ex-président Blaise Compaoré. Le chef du gouvernement trouve difficilement les mots pour s’exprimer : « La Nation n’oubliera jamais ce sacrifice suprême consenti par ses valeureux filles et fils pour l’approfondissement de la démocratie et l’expression de la liberté au Burkina Faso. Nous devons exalter le patriotisme au nom duquel ils ont ouvert leur poitrine aux balles assassines de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle qui avaient tenté de confisquer le pouvoir du peuple burkinabè ». Selon lui, la justice à rendre aux martyrs commence par le devoir de mémoire de la Nation. La cérémonie, au-delà de l’hommage aux victimes se veut également l’expression de la compassion du gouvernement envers leurs parents et proches qui portent encore les séquelles de cette infamie. « Elle traduit également la solidarité de l’ensemble des Burkinabè aux familles dans lesquelles les martyrs ont laissé des vides à jamais », a conclu Paul Kaba Thiéba. Le président de l’Assemblée nationale, Salifou Diallo, a lancé un appel à l’union sacrée afin de défendre le sang des martyrs. « Le sang versé par nos martyrs ne doit pas être enfoui sous l’autel des querelles partisanes, mais plutôt faire en sorte que ces dignes fils tombés pour nous libérer du joug fasciste vivent éternellement dans l’esprit et le cœur des Burkinabè », a-t-il déclaré. Pour lui, après le devoir de mémoire, il faut tirer les leçons de cette page triste afin que plus jamais pareille forfaiture, attentatoire à la démocratie et à la liberté avec son lot de morts n’ait lieu au « pays des Hommes intègres ». Et cela, foi du président Diallo, passe par l’équité, la justice sociale et le progrès devant éviter d’avoir, à l’avenir, un pays où la haute bourgeoisie côtoie la misère.

Beyon Romain NEBIE
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Sidwaya N° 7229 du 8/8/2012

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