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Interdiction des véhicules à gaz : le oui mais des taximen
Publié le mardi 23 aout 2016  |  L`Observateur Paalga
Syndicat
© Autre presse par DR
Syndicat national des taximen : Oumarou Kiéma slalome entre le CDP et le MPP




D’abord annoncée pour fin mars 2016, puis reportée à fin octobre prochain sur négociation des taximen, la mesure interdisant l’utilisation du gaz comme combustible par les taxis a fait l’objet d’une conférence de presse, hier 22 août 2016 à Ouagadougou. A la suite de nombreuses sensibilisations de ses membres au respect de ladite mesure, la Fédération nationale des syndicats des taximen et des acteurs du transport urbain du Burkina a voulu ainsi faire le point. Elle a signifié aux journalistes que les différents acteurs sont, confiants que l’Etat fournira rapidement l’aide promise, disposés à respecter l’ultimatum.

Conscience du danger lié à l’utilisation du gaz du côté des taximen, promesses « rassurantes » de la part du gouvernement : voilà qui crée un climat de confiance pour un retour à l’essence ou au gasoil comme énergie pour les taxis au plus tard le 30 octobre prochain. C’est du moins l’assurance que les responsables de la Fédération des syndicats des taximen ont donnée à la presse le 22 août 2016 à Ouagadougou. A coup de sensibilisations, ils ont pu obtenir l’adhésion des acteurs du transport urbain, dont 2002 taximen utilisateurs de gaz, à la décision d’interdiction de cette énergie dans les taxis. « Nous leur avons expliqué qu’il ne faudrait pas créer une autre menace à la sécurité que celle terroriste, et ils ont compris », a affirmé Evariste Zongo, président du Syndicat national des taximen et propriétaires des taxis du Burkina (SYNTAPTB). Il a du reste assuré qu’à l’étape actuelle de la sensibilisation, il n’y avait plus de plaignants ni de réticents quant à l’abandon du gaz.

Toujours selon Zongo, la disposition d’esprit de ses camarades augure un retour aux énergies autorisées au Burkina sans heurts ni difficultés, et la fédération n’aura même pas à recourir à des sanctions pour faire obéir des membres. Tous les militants ont été préparés au respect de l’interdiction, même les plus réticents ont compris, a souligné le président du syndicat. Ce dernier a, au demeurant, rappelé la confiance dans laquelle ont été menées les négociations avec les autorités. C’est cette confiance que les taximen espèrent voir prévaloir jusqu’au processus, notamment du côté de l’Etat qui a promis de les accompagner. Au sujet de cet accompagnement, leurs représentants ont déclaré être sûrs que si l’Etat leur demande d’abandonner « leur vieille daba, c’est qu’il en a une meilleure pour eux ».

De leur avis, l’accompagnement public les aiderait à améliorer leurs conditions de travail. D’après les conférenciers, l’Etat a promis d’aider au renouvellement du parc de taxis en 2017. Mais avant, il propose à chaque taximan utilisateur de gaz une somme de 500 000 F CFA pour changer le moteur de son véhicule. Une allocation que les conférenciers estiment être la bienvenue mais insuffisante surtout qu’ils demandaient au départ deux millions de FCFA pour chaque taxi utilisant le gaz. En outre, il est prévu la réfection et l’aménagement des gares de taxis. « A problème exceptionnel, procédure exceptionnelle », a martelé Evariste Zongo, pour dire que les promesses du gouvernement sont si rassurantes qu’ils ont confiance que la procédure d’octroi de l’aide promise sera accélérée. En attendant la réception du soutien public, les acteurs du transport urbain sont venus des quatre coins du Burkina informer l’opinion nationale de leur volonté de renoncer au gaz dans les taxis.



Jean Philibert Somé (Stagiaire)
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