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Sanmatenga : les koglwéogo plaident pour leur survie chez le Dima de Boussouma
Publié le mercredi 10 aout 2016  |  L`Observateur Paalga
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© Ministère par D.R
Le Ministre d‘Etat, Ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité Intérieure, Simon Compaoré, a rencontré le lundi 11 juillet 2016 à Ouagadougou des représentants des groupes d’autodéfense communément appelés koglwéogo. Photo : le Dassambkande Naaba, président national des groupes d`auto-défense koglwéogo




Des représentants des koglwéogo de plusieurs localités du Burkina relevant du Naaba Sonré de Dansamkandé (Bazèga) et de l’association Tarwendpanga de Mané (Sanmatenga) ont été reçus par le Dima Naaba Sonré à son palais royal de Boussouma, le dimanche 07 août 2016. Les messagers des groupes d’autodéfense disent être venus prendre conseil auprès du haut dignitaire coutumier et plaider la cause de leur existence.

Boussouma, commune rurale de la province du Sanmatenga et par ailleurs capitale de l’un des cinq royaumes historiques des Moosé fourmillait de monde en cette matinée du dimanche 07 août. On se croirait même au ‘‘Naab Kitoaga’’, la grandiose manifestation marquant la fin des récoltes et l’autorisation coutumière de consommer les productions de saison, célébrée chaque année par le roi. En effet, un impressionnant bataillon des groupes d’autodéfense de plusieurs localités du pays relevant de Dansamkandé du Bazèga et de Mané du Sanmatenga se sont donnés rendez-vous dans la capitale royale. Sans armes de combat et débarrassés de leur tenue de guerre, les adhérents des 2 « régiments de brigadiers de grands chemins » se sont d’abord rencontrés dans la salle de réunion de la Maison des jeunes.

Ceux qui, pour rappel, ne parlaient pas le même langage au sujet de leurs rôles et attributions dans la lutte contre l’insécurité, ont décidé enfin de laver le linge sale en famille. Face aux vives polémiques qui menacent leur existence, les koglwéogo ont décidé de s’unir pour plaider la cause de leur survie. Après avoir décliné au Tansoab Kimma (ndlr : ministre de la Défense) du Dima l’objet de leur demande d’audience, le cortège des motocyclettes grosses cylindrées des koglwéogo s’est ébranlé en direction du palais royal où des tentes avaient été dressées. Sorti à 13h 10 mn sous les retentissements des fusils, le Dima par ailleurs député à l’Assemblée nationale a, après avoir reçu les salutations de délégations de son royaume, invité son Tansoab Kimma à introduire les porte-parole des koglwéogo. Prosternés devant le Naaba Sonré, les koglwéogo ont, par la voix de Saïdou Bikienga (SG adjoint chargé des relations extérieures), relaté en ces termes le motif de leur venue : ‘‘Nous sommes venus auprès de vous prendre des conseils et aussi vous faire part de nos préoccupations. Nous voulons par votre intermédiaire solliciter l’aide de tous les rois du pays pour le maintien des koglwéogo.

En effet, Majesté, c’est face la montée de l’insécurité que nous nous sommes organisés sous la houlette de Danssamkandé Naaba pour créer les groupes d’autodéfense dénommés Koglwéogo. Toute œuvre humaine n’étant pas toujours parfaite, nous avons enregistré des bons résultats et des dérives dans la lutte. Nos actions aux côtés des forces de sécurité ont permis de réduire considérablement les vols et les attaques à main armée. Notre initiative a aussi permis de lutter contre la pauvreté parce que les honnêtes citoyens peuvent vaquer librement à leurs occupations. Mais aujourd’hui le gouvernement, au lieu de nous encadrer et nous soutenir, projette nous dissoudre pour laisser le champ libre aux malfrats et à leurs complices. Majesté, nous nous en remettons à vous’’.

La démarche des koglwéogo a été salué par le Watinom Balnaba et le Tansob Kimma du Dima. Ils ont rappelé à leurs hôtes du jour que les groupes d’autodéfense existaient dans notre pays dans les royaumes avant l’arrivée des colons blancs. Ils ont précisé que le Burkina étant aujourd’hui un Etat démocratique, le gouvernement ne peut pas fermer les yeux face à certains actes qui sont contraires aux lois de la République. Pour eux, s’il y a des manquements dans la lutte, c’est parce que tous les adhérents ne sont pas au même niveau de formation et d’information. Au dire des porte-parole du Dima, le roi a pris bonne note des préoccupations des koglwéogo. ‘‘Soyez patients et n’allez pas faire ce que le Dima n’a pas dit de faire ou dire ce qu’il n’a pas dit de dire’’, a prévenu le Watinom Balnaba. Le Dima qui s’est réjoui de cette rencontre à invité les koglwéogo à attendre les conclusions des concertations entre les dignitaires de la tradition et les autorités nationales pour une résolution pacifique de cette question.



D.D. Windpouyré Ouédraogo
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L`Observateur Paalga N° 8221 du 27/9/2012

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