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5ème Traité d’amitié et de coopération Côte d’Ivoire-Burkina Faso : le signal fort de Kaboré à Ouattara
Publié le samedi 30 juillet 2016  |  Notre Voie
Ouverture
© Autre presse par DR/ Ministére CI
Ouverture Conférence au Sommet Traité d`Amitié et de Coopération ivoiro-Burkinabé
Les présidents Alassane Ouattara et Roch Marc Christian Kaboré ont présidé l`ouverture de la Conférence au Sommet de la cinquième édition du Traité de d`Amitié et de Coopération (TAC) Ivoiro-Burkinabé




Le chef de l’Etat burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré a donné un signal fort dans la volonté de son gouvernement de respecter l’Etat de droit, hier, lors du 5ème sommet du traité d’amitié et de coopération Côte d’Ivoire-Burkina Faso (Tac), à la Fondation Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro. « Au Burkina, l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 a ouvert des perspectives réelles et nouvelles pour la construction d’un Etat de droit ainsi que la consolidation des bases d’un progrès économique et social durable au Burkina Faso », a-t-il martelé dans son allocution à l’ouverture du sommet.
Si M. Kaboré n’a pas fait allusion aux affaires Guillaume Soro et Blaise Compaoré, l’actualité récente oblige à faire le lien. En prononçant les phrases ci-dessus mentionnées, le numéro un burkinabè pense aux suites à donner à ces dossiers. Toute porte à croire que le président du Burkina Faso est dans la logique de laisser libre court à l’exigence de justice. Si le gouvernement burkinabè tient au respect de l’Etat de droit, c’est dire que Blaise Compaoré répondra devant la Justice, entre autres choses, pour l’assassinat de Thomas Sankara en 1987.
En effet, exilé en Côte d’Ivoire depuis son éviction du pouvoir par une insurrection populaire, Blaise Compaoré se rechigne à répondre à l’appel de la justice burkinabè. L’ancien président burkinabè se cache derrière la nationalité ivoirienne acquise en raison de son mariage avec son épouse ivoirienne. Évidemment, cela est ressenti avec beaucoup de frustration par une partie des Burkinabé qui tient à ce que la lumière soit faite sur ces affaires. Il en est de même pour l’affaire des écoutes téléphoniques dans laquelle est impliqué le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro. Même si le mandat d’arrêt émis par la justice burkinabè a été annulé, il demeure que sa comparution reste attendue pour la manifestation de la vérité.
La tenue du Tac vient un peu comme pour dissiper les nuages dans le ciel de la coopération bilatérale, suite à ces deux affaires. L’on se rappelle les déclarations des responsables de la transition au Burkina Faso qui ont laissé entrevoir un clash diplomatique. Le nouveau président, Roch Marc Christian Kaboré, a changé de ton en prônant une approche conciliante. Il a indiqué que c’est par la voie diplomatique que ces préoccupations seront réglées.
Les travaux du traité ont démarré le lundi 25 juillet dernier par une rencontre des experts des deux pays qui ont planché sur les sujets à l’ordre du jour. Le jeudi 28 juillet, les ministres leur ont emboîté le pas à travers un conseil de gouvernement conjoint qui a fait des propositions entérinées par les chefs d’Etat à travers la signature de treize accords de coopération. Sur l’occupation du Mont Péko par les ressortissants burkinabè, il n’y a pas eu d’avancée significative. Le sommet ayant décidé de mettre en place un comité pour se pencher sur le problème. Le prochain sommet est prévu pour juillet 2017 au Burkina Faso.

César ébrokié
Envoyé spécial
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